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	<title>hiérarchie Archives - Cédric Watine Site</title>
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		<title>Entreprise libérée : faut-il vraiment développer l&#039;autonomie en entreprise ?</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 07:56:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a déjà quelques années que le concept d’entreprise libérée est devenu viral. Dans une société qui cadenasse de plus en plus chaque moment de la vie, certains ont même choisi de prendre le contrepied absolu en supprimant toute hiérarchie au sein de leur entreprise ! Les salariés y sont donc théoriquement tous égaux, [&#8230;]</p>
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<p>Il y a déjà quelques années que le concept d’<strong>entreprise libérée</strong> est devenu viral. Dans une société qui cadenasse de plus en plus chaque moment de la vie, certains ont même choisi de prendre le contrepied absolu en supprimant toute <strong>hiérarchie</strong> au sein de leur entreprise ! Les salariés y sont donc théoriquement tous <strong>égaux</strong>, <strong>hyper autonomes</strong> et <strong>entièrement responsables</strong> de toutes leurs décisions. <br/></p>


<p>Chez ODM, on ne vous a jamais dit d’adhérer à telle ou telle théorie. On parle du concret et du terrain. Aujourd’hui, je vous propose donc ma réflexion, sans grand concept mais pragmatique, sur la question de l’<strong>autonomie au travail</strong>. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Pourquoi développer l’autonomie au travail ?</h1>


<p>L’idée de <strong>favoriser l’autonomie des salariés</strong> repose sur deux raisons principales : </p>


<ul class="wp-block-list"><li>d’abord, ça rendrait les salariés plus heureux, et favoriserait donc le bien-être au travail ;</li><li>ensuite, ça augmenterait les performances, donc les résultats de l’entreprise. </li></ul>


<p>Le premier point, on en doute naturellement assez peu. Au premier abord, on se dit toujours que plus de liberté = plus de bonheur. On verra un peu plus tard que ça n’est pas aussi simple, parce que bouleverser les habitudes, c’est aussi rendre les choses un peu plus inconfortables. <br/></p>


<p>Mais mon avis sur la question est simple. Je ne suis pas contre la <strong>hiérarchie</strong>, et surtout, je ne pense absolument pas qu’elle soit antinomique de l’<strong>autonomie</strong>, au contraire ! Pour moi, le concept d’<strong>entreprise libérée</strong> ne doit donc pas signer la fin du <strong>management intermédiaire</strong>. Il doit faire évoluer le <strong>rôle du manager</strong> (et je ne dis pas seulement ça parce que j’anime un site autour du <strong>management</strong>, promis !). Je pense que c’est entre des bornes souples que l’on peut exprimer son potentiel maximal. <br/></p>


<p>Le deuxième point s’explique de la façon suivante : lorsque le système prévoit et contrôle tout, il tue la créativité des salariés, donc la capacité d’une <strong>entreprise</strong> à se renouveler et à évoluer. Il me semble que c’est assez vrai. On contrôle et on sécurise pour contrer les erreurs ou les actes malveillants. Donc on bride les 90 % (à la louche !) de gens bienveillants et impliqués dans leur travail pour les 10 % de malhonnêtes qui de toute façon, trouveront probablement un autre moyen de contourner le système. Pire, on risque même de pousser les bien-intentionnés à truander pour pouvoir travailler correctement, et de les transformer en malhonnêtes !<br/></p>


<p>Je pense donc qu’en effet, <strong>développer l’autonomie des salariés</strong> est bon pour l’entreprise. Certes, cela rime avec incertitude et risque, mais ce sont généralement les structures qui s’adaptent en prenant des risques qui vont le plus vite et marchent le mieux. Il s’agit simplement de faire la balance entre sécurité et efficacité.</p>


<h1 class="wp-block-heading">Le mindset du manager qui développe l’autonomie de ses collaborateurs</h1>


<h2 class="wp-block-heading">1) Faire confiance à ses collaborateurs</h2>


<p>Le mindset d’un <strong>bon manager</strong>, qui favorise intelligemment l’<strong>autonomie de ses collaborateurs</strong>, pourrait reposer sur ces deux citations : </p>


<ul class="wp-block-list"><li>« Traitez un individu comme il est, il restera ce qu’il est. Traitez-le comme il doit et peut devenir, il deviendra ce qu’il doit et peut être » (Goethe). En traitant vos collaborateurs comme de simples exécutants sans libre-arbitre, vous les pousserez à le rester. Non pas parce qu’ils n’ont pas les capacités de faire mieux, mais parce que vous les maintiendrez dans leur zone de confort. </li><li>« Ne dites pas aux gens comment faire les choses, dites leur quoi faire et laissez-vous surprendre par leurs résultats » (Patton). En parlant du pourquoi plutôt que du comment lorsque vous donnez des missions à vos collaborateurs, vous les ferez progresser, et vous augmenterez le potentiel de valeur ajoutée de leur travail. </li></ul>


<h2 class="wp-block-heading">2) Les 3 pouvoirs du manager</h2>


<p>Le manager qui <strong>favorise l’autonomie</strong> est aussi un manager qui est au clair sur ses 3 pouvoirs :</p>


<ol class="wp-block-list"><li>Le pouvoir <strong>hiérarchique </strong>: il s’use quand on s’en sert. Vous n’avez donc aucun intérêt à en abuser, et devriez même l’utiliser le moins possible. </li><li>L’autorité de <strong>compétence</strong> : c’est généralement le pouvoir le mieux accepté, mais c’est aussi le plus limitant. On croit souvent que le chef est le plus compétent, alors que c’est faux, ou en tous cas, ça devrait l’être. Pourquoi ? Parce que vous n’avez pas plus de compétences que vos <strong>collaborateurs</strong>, elles sont simplement différentes. Vous avez d’ailleurs tout intérêt à recruter des gens meilleurs que vous. Même si ça vous insécurise, c’est le meilleur choix à faire pour l’<strong>entreprise</strong>, et <em>in fine, </em>ça vous aidera à leur faire confiance.</li><li>Le pouvoir d’<strong>influence</strong> : c’est celui que vous devez impérativement développer. C’est celui qui est le représentatif de vos compétences : fidéliser une <strong>équipe </strong>(<strong>rétention</strong>) et la faire grandir (<strong>évolution</strong>). </li></ol>


<h2 class="wp-block-heading">3) Parler du Pourquoi plutôt que du Comment</h2>


<p>De manière générale, on nous apprend les choses en nous disant comment les faire. On a donc tendance à reproduire et à se dire « C’est moi le chef, je sais ce qu’il faut faire, donc je leur dis quoi faire. Comme ça ça réduit l’incertitude et la marge d’erreur, et c’est efficace ». <br/></p>


<p>En fait, si vous agissez de cette façon, c’est votre incertitude à vous que vous réduisez. Pas celle des <strong>collaborateurs</strong>. La vôtre est réduite parce que vous connaissez le pourquoi ET le comment. Pas eux. En réalité, indiquer aux <strong>collaborateurs</strong> ce qu’il faut faire, sans aucune notion de contexte, de stratégie, et de logique, c’est justement les faire travailler dans l’incertitude ! <br/></p>


<p>Les <strong>managers</strong> efficaces expliquent toujours leurs intentions pour aider leurs <strong>collaborateurs</strong> à comprendre le pourquoi de leur <strong>travail</strong>. Je ne dis pas qu’il faut éliminer le comment de la manière d’expliquer leur travail : mais il faut AUSSI expliquer le pourquoi. Ne parler que du comment, ça rend le comment moins efficace. </p>


<h1 class="wp-block-heading">4 bonnes raisons de développer l’autonomie de vos collaborateurs</h1>


<ol class="wp-block-list"><li>Vous gagnerez du <strong>temps </strong>: un <strong>bon manager</strong> cherche à moins superviser et à augmenter la vitesse de <strong>travail</strong> de ses <strong>collaborateurs</strong> en réduisant leurs questions. Les rendre <strong>autonomes</strong>, c’est les rendre plus efficaces et augmenter votre possibilité de <strong>déléguer</strong>. Pourtant, on agit souvent à l’inverse. On se dit que notre <strong>responsabilité,</strong> c’est la planification (qui fait quoi, quand et comment), la leur, c’est l’exécution. On évalue, on relève que le travail est fait et tout est parfait. Ça, c’est la théorie. En vérité, réduire vos <strong>collaborateurs</strong> à des exécutants, c’est faire en sorte de les voir revenir avec des problèmes, des doutes, des incompréhensions. C’est agaçant. On se dit, « C’est dingue, ils ne savent vraiment pas se débrouiller tous seuls ». Alors que c’est vous qui avez engendré ça &#8211; parce qu’ils n’ont pas les clés pour gérer les imprévus &#8211; et qui l’alimentez &#8211; en résolvant leurs problèmes. Vous les faites travailler dans le noir : dès qu’ils butent dans quelque chose, ils sont perdus, car ils n’ont aucun élément de contexte, donc pas de marge de manœuvre pour réagir.<br/><br/></li><li>Vous augmenterez votre <strong>taux de rétention</strong> : être partie prenante de ce que l’on fait participe au plaisir au <strong>travail</strong>, parce que l’on peut être fier de ce qu’on accomplit. Et j’enfonce une porte ouverte, mais prendre du plaisir à <strong>travailler</strong>, ça aide à rester. Or, les retenir est l’une de vos missions principales !<br/><br/></li><li>Vous ne pourrez jamais tout <strong>prévoir</strong> : on ne peut pas tout <strong>anticiper</strong>. Notre environnement évolue en permanence. On rencontre donc des obstacles constamment. On essaye de les <strong>prévoir</strong> quand on conceptualise un plan pour un projet, mais on sait aussi qu’il y en aura d’autres, qu’on n’avait pas prévus. Vous devez travailler en connaissance de cause et sortir de l’illusion qu’en multipliant les protocoles, vous arriverez à un système parfait et lisse. Lâchez du lest : les erreurs sont normales, révélatrices et permettent d’apprendre. Faire une erreur, c’est pouvoir ensuite l’éliminer. <br/><br/></li><li>Vos <strong>collaborateurs</strong> en sont <strong>capables</strong> : quand on se plaint de l’incapacité de ses collaborateurs à trouver des solutions à leurs problèmes, on en conclut qu’on est plus malin qu’eux. C’est faux ! Dans leur vie personnelle, vos collaborateurs s’adaptent, font des <strong>choix</strong>, prennent des <strong>décisions</strong>, et n’ont pas besoin de vous pour les faire. Ne les infantilisez pas ! Il n’y a pas de raison qu’ils soient moins futés que vous a priori. S’ils ne le font pas au <strong>travail</strong>, c’est probablement que vous les en empêchez. Vous le faites peut-être inconsciemment, mais si vous êtes le seul à détenir de la connaissance sur les intentions et le contexte, vous avez une longueur d’avance. Pas par votre niveau de <strong>compétence</strong>, mais par votre niveau d’<strong>information</strong>. Vous avez gardé la carte maîtresse en voulant bien faire et en leur mâchant le <strong>travail</strong>. Ils se sont adaptés à votre <strong>style de management</strong>, et ils sont devenus ce que vous attendiez d’eux. </li></ol>


<p>Vous l’avez compris : pour être un <strong>bon manager</strong>, vous devez <strong>communiquer</strong> au niveau le plus élevé possible sur l’information (l’intention), et le moins possible sur l’aspect technique. Vos collaborateurs connaissent le terrain, si vous leur expliquez le Pourquoi, ils seront tout à fait capables de trouver le Comment. Et c’est un cercle vertueux : ils vous surprendront par leur créativité, et cela vous permettra d’envisager un tout nouveau champ des possibles. <br/></p>


<p>Maintenant, si vous faites un état des lieux de votre <strong>équipe</strong> et paniquez à l’idée qu’aucun de vos <strong>collaborateurs</strong> ne vous semble capable de prendre des initiatives, ne vous inquiétez pas. Lorsque vous changerez votre <strong>style de management</strong>, ils pourront changer également. C’est la première étape essentielle, et après avoir parlé du pourquoi, on se retrouve la semaine prochaine pour le comment.<br/></p>


<p>À la semaine prochaine !<br/></p>


<p class="has-small-font-size">Vous voulez aller plus loin ? Abonnez-vous à ma liste de contacts privilégiés, <a href="http://bit.ly/Livr-ldk">juste ici</a>. Vous recevrez gratuitement mon livre, <em>Le manager essentiel</em>, ainsi qu&rsquo;une mini formation (<em>Le plan de 10 jours</em>) et des conseils directement dans votre boîte mail, et vous pourrez choisir de lire ceux qui vous intéressent. Je vous informerai également des sorties de mes podcasts, de mes vidéos et surtout de mes <em>Form&rsquo;actions</em>, qui sont le seul moyen de mettre en place rapidement, efficacement, et sans se tromper le management à la sauce ODM !</p>


<p style="text-align:right"><em><a href="http://bit.ly/3baFVjo">Manon Watine</a> pour ODM</em></p>
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		<title>4 techniques de management à adopter avec une personne toxique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 07:55:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En tant que manager, savoir qu’un collaborateur dénigre chaque décision, remet en cause chaque projet et critique ses collègues peut vite devenir préoccupant, voire très énervant !  Dans mon article de la semaine dernière, je vous donnais 4 conseils pour gérer une relation toxique avec un collègue, c’est-à-dire quelqu’un du même niveau hiérarchique que le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En tant que <strong>manager</strong>, savoir qu’un <strong>collaborateur </strong>dénigre chaque décision, remet en cause chaque projet et critique ses collègues peut vite devenir préoccupant, voire très énervant ! <br/></p>


<p>Dans <a href="http://bit.ly/2QQUf9T">mon article de la semaine dernière</a>, je vous donnais 4 conseils pour gérer une <strong>relation toxique</strong> avec un collègue, c’est-à-dire quelqu’un du même niveau hiérarchique que le vôtre. Aujourd’hui, nous poursuivons sur le même thème, avec 4 <strong>techniques de management</strong> à adopter lorsque l’un de vos collaborateurs, un membre de l’équipe que vous managez, bref, quelqu’un sur qui vous avez une ascendance hiérarchique, a une personnalité toxique. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Comment savoir qu’un collaborateur est toxique pour votre équipe ?</h1>


<p>Je reviens rapidement sur le terme “toxique”. La semaine dernière, je vous ai expliqué que ce terme n’était pas le mien, mais qu’il était à la mode et très utilisé en ce moment. Si vous n’avez pas lu l’article et que cela vous intéresse, vous le trouverez <a href="http://bit.ly/2QQUf9T">ici</a>. <br/></p>


<p>Je considère que ce que nous appelons toxique, c’est l’ensemble des <strong>comportements négatifs</strong> (critique, plainte, ragots, remarques acerbes…) d’une personne qui ont un impact sur les <strong>performances</strong> de l’équipe. <br/></p>


<p>Lorsque vous repérez qu’un collaborateur, appelons-le Albert, a des comportements négatifs, la première chose à faire, c’est donc de vous demander si son attitude est préjudiciable au fonctionnement de l’équipe. Pour cela, vous devez absolument prendre le temps d’observer les effets que cette attitude a sur les autres et sur leur <strong>dynamique de groupe</strong>.<br/></p>


<p>Quelqu’un de <strong>critique</strong> ou de <strong>pessimiste</strong> n’est pas forcément quelqu’un de toxique. Cela peut être utile d’avoir quelqu’un qui soulève les incohérences ou les erreurs, si <strong>l’effet</strong> est de faire réfléchir les autres et de booster leur <strong>créativité</strong>. Et dans ce cas, votre travail sera simplement de veiller à ce que cela reste <strong>stimulant</strong>, et d’utiliser cette caractéristique de sa personnalité comme levier. <br/></p>


<p>Par contre, si vous observez effectivement que les comportements d’Albert polluent l’équipe et l’empêchent d’avancer, il vous faut agir pour enrayer la <strong>contagion</strong>.</p>


<h1 class="wp-block-heading">Votre objectif : éviter la contagion</h1>


<p>Lorsque l’un de vos collègues a des comportements qui vous sapent le moral ou vous font perdre du temps, vous devez faire votre possible pour éviter d’être <strong>contaminé</strong> par cet <strong>état d’esprit</strong>. <br/></p>


<p>Lorsqu’il s’agit de votre collaborateur, il y a une difficulté supplémentaire : vous devez vous préoccuper des autres membres de l’équipe. Vous devez être attentif à ce que cette attitude négative ne prenne pas le dessus et ne contamine pas tous vos collaborateurs. <br/></p>


<p>Cela signifie que votre comportement ne doit pas <strong>valoriser</strong>, volontairement ou non, ce type d’attitude. Ça n’est pas facile, parce que cela implique de lutter contre une tendance naturelle. Par <strong>empathie</strong>, quand quelqu’un se plaint, on peut vouloir le soutenir dans la souffrance qu’il exprime, voire alléger cette souffrance. Mais vous n’êtes pas un psychologue, votre rôle n’est pas de soigner vos collaborateurs. <br/></p>


<p>Or, les managers sont éduqués à repérer et corriger les <strong>dysfonctionnements</strong> d’une équipe. Ils risquent donc de passer beaucoup de temps &#8211; trop de temps &#8211; à manager les personnes négatives au détriment des autres. Le piège d’une trop grande empathie, c’est de donner l’impression à vos collaborateurs que pour attirer votre <strong>attention</strong>, il faut <strong>se plaindre</strong>. <br/></p>


<p>Ça n’est pas votre but. Votre but, c’est d’éviter que la <strong>négativité</strong> d’une personne ne nuise aux performances de l’équipe. <br/></p>


<p>Le conseil que je donnais la semaine dernière à propos du collègue toxique était de se protéger en passant le moins de temps possible avec lui. Concernant un collaborateur, s’il est toujours vrai que vous devez vous protéger, il faut néanmoins nuancer ce conseil. Vous êtes son manager : il a beau vous agacer, vous ne pouvez pas faire comme s’il n’existait pas. <br/></p>


<p>Pour éviter la contagion tout en travaillant à améliorer votre <strong>relation</strong> avec ce collaborateur, je vous propose donc <strong>4</strong> <strong>techniques</strong> : 3 à adopter en <strong>public</strong>, en réunion par exemple, et une quatrième à utiliser en <strong>privé</strong>. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Technique n° 1 : osez interrompre</h1>


<p>Savoir interrompre n’est pas chose facile. Mais spoiler alert : vous êtes le manager, vous avez le droit, et parfois le devoir de le faire. <br/></p>


<p>Je parle souvent de <strong>l’écoute</strong>, d’à quel point c’est important d’être un<strong> manager bienveillant </strong>et<strong> disponible</strong>. Ça l’est, mais quand un comportement pèse sur tout le monde et met le reste de l’équipe en difficulté, vous devez faire en sorte que cela ne s’étende pas. Vous ne devez pas laisser Albert en roue libre. <br/></p>


<p>Vous pouvez utiliser des phrases comme :</p>


<ul class="wp-block-list"><li>« J’ai entendu Albert, mais ça vaut le coup de continuer la réflexion » ; </li><li>ou « On va s’en occuper, mais pour moi ça n’est pas un problème majeur, on continue » ;</li><li>ou encore « Je vois ce que tu veux dire, j’ai compris, mais je ne suis pas d’accord parce qu’il n’y a pas de solution parfaite, donc on prend le risque ». </li></ul>


<p>Vous devez rythmer le <strong>débat</strong>, choisir qui le fait avancer et comment. Cela ne veut pas dire que vous n’entendrez pas les <strong>opinions</strong> de chacun, mais vous pouvez et devez choisir le <strong>timing</strong> pour protéger votre équipe.</p>


<h1 class="wp-block-heading">Technique n° 2 : posez des règles </h1>


<p>Votre objectif lors d’une réunion ou d’un autre moment public avec Albert, c’est de ne pas le laisser prendre le <strong>pouvoir</strong>. <br/></p>


<p>Votre pouvoir en tant que manager est en partie <strong>hiérarchique</strong>. Mais c’est un pouvoir qui s’use lorsqu’on en <strong>abuse</strong>. Vous avez donc tout intérêt à l’utiliser le moins possible. Pour cela, il faut fixer des <strong>règles</strong>, s’assurer qu’elles sont bien comprises et qu’elles sont acceptées et respectées par tout le monde. De cette façon, quand quelqu’un dépassera une limite, il suffira de le rappeler à la règle, qui aura été fixée ouvertement au préalable. Votre pouvoir en animation de réunion ne sera donc pas représenté par une <strong>position de supériorité</strong>, mais par des <strong>règles communes</strong>, qui vous permettront <strong>d’influencer le groupe </strong>et de rendre la <strong>réunion efficace</strong>. Pour aller plus loin, je vous conseille vivement de visionner <a href="http://bit.ly/35SulXu">ma vidéo sur la méthode du kir royal</a> pour animer des <strong>réunions difficiles</strong>.<br/></p>


<p>La règle la plus importante à poser lorsque vous savez que vous avez un <strong>collaborateur toxique</strong> pour l’équipe, c’est celle du <strong>temps</strong> et du <strong>lieu</strong>. Elle définit un temps et un lieu pour chaque chose. <br/></p>


<p>Le mouvement que vous suivez avec votre équipe pourrait s’appeler le <strong>DDA : Discuter, Décider, Agir</strong>. </p>


<ol class="wp-block-list"><li><strong>Discuter</strong> : le temps de discussion est celui durant lequel chacun peut et doit donner ses <strong>arguments </strong>et ses <strong>idées</strong>, les défendre, les faire valoir. On peut donc entendre tous les problèmes, mais il y a un temps dédié à ça, un temps circonscrit, qui ensuite se termine. </li><li><strong>Décider</strong> : après ce temps arrive la phase de décision, durant laquelle on n’apporte plus de nouveaux arguments, on a fini de parler des risques. Cette phase est dédiée à <strong>l’évaluation</strong> et à <strong>l’examen</strong> des arguments avancés pour trancher et <strong>choisir la meilleure solution</strong>. </li><li><strong>Agir</strong> : enfin, on passe à la phase d’action : on met en place un <strong>plan</strong> et on passe à <strong>l’exécution.</strong> On ne remet alors plus en cause le projet, on a déjà évoqué les obstacles potentiels. On peut encore <strong>résoudre</strong> ceux qui se présentent, mais ça ne remet pas en question les intentions et les décisions. </li></ol>


<p>Ce modèle fonctionne particulièrement bien si vous avez un Albert dans votre équipe. </p>


<p>Généralement, la <strong>stratégie</strong> des gens très négatifs est de trouver une <strong>faille</strong>. Pour cela, il faut du <strong>temps</strong> et de <strong>l’observation</strong>. Albert choisira donc le pire moment pour intervenir, détruire l’avancée du projet et tout recommencer : <strong>à la fin</strong>, quand tout le monde a épuisé ses arguments. <br/></p>


<p>Si vous avez bien expliqué en <strong>début de réunion</strong> que le temps de l’argumentation était défini, vous pourrez donc vous appuyer sur la règle pour arrêter Albert. Quand il essayera, à la fin, de démontrer par a+b que le projet est de toute façon voué à l’échec, votre <strong>responsabilité</strong> sera de le remettre à sa place cordialement : « Albert, tu dois respecter la règle du temps et du lieu comme nous tous. Tu as choisi de ne pas parler pendant la discussion, c’est que tu n’avais pas d’objection à émettre. Je ne veux pas en entendre parler maintenant, sinon on n’avance jamais ». <br/></p>


<p>Il y a un outil qui ressemble à ce temps de discussion : le <strong>brainstorming</strong>. Tout le monde est invité à jeter des <strong>idées</strong> en <strong>gros volume</strong>, <strong>sans jugement</strong>. C’est intéressant d’inviter l’équipe à l’utiliser quand Albert est là, et même de le transformer en <strong>brainstorming négatif</strong>. « Allez, on se lâche, on met sur la table toutes les raisons pour lesquelles ça pourrait ne pas marcher, tous les risques, et on cherche des moyens de les contrer ensemble ». <br/></p>


<p>Surtout, donnez la parole à Albert pendant ce brainstorming. Il sera obligé <strong>d’abattre son jeu</strong> tout de suite, et c’est tant mieux. D’une part, vous pourrez ensuite avancer sans fil à la patte, et en plus ses <strong>remarques </strong>pourront être vraiment <strong>utiles</strong> au projet. Cela lui permettra de briller, le rassurera, et il deviendra votre <strong>allié,</strong> puisque vous l’aurez encouragé à participer. Le négatif sera abordé <strong>volontairement</strong> et en <strong>équipe</strong>, ce qui sera plus agréable pour tout le monde.</p>


<h1 class="wp-block-heading">Technique n° 3 : condamnez le consensus</h1>


<p>Cette idée est inhabituelle, et je comprendrais qu’elle puisse vous surprendre. On pense parfois qu’être un <strong>bon manager</strong>, c’est obtenir le <strong>consensus</strong> dans son équipe. Je ne suis pas d’accord. Je pense que le management par consensus nivelle par le bas et dédouane le manager de ses responsabilités. <br/></p>


<p>Je ne veux pas dire par là que vous ne devez pas <strong>écouter</strong> vos collaborateurs. D’ailleurs, je viens d’écrire un paragraphe sur la discussion. Non, selon moi, votre rôle est de recueillir les <strong>idées</strong>, de les confronter, et de choisir celles qui vous plaisent pour construire une <strong>solution</strong> autour de laquelle vous devrez <strong>mobiliser</strong> votre équipe.<br/></p>


<p>Ensuite, votre job, c’est de vendre cette idée. Le vrai<strong> talent</strong> d’un manager, la chose à développer, c’est votre capacité à <strong>influencer </strong>les choses pour qu’elles avancent. <br/></p>


<p><strong>L’important, ce n’est donc pas le consensus, c’est la cohésion</strong>. <br/></p>


<p>Vous devez faire en sorte que vos collaborateurs soient capable de travailler <strong>ensemble</strong>, de se battre pour un <strong>projet</strong>, même lorsque tout le monde n’était pas d’accord au départ. <br/></p>


<p>Pourquoi j’insiste sur ce point dans cet article-là ? Parce qu’Albert adorerait un manager qui cherche le consensus. Cela lui ouvrirait un boulevard de manipulation et de pouvoir. <br/></p>


<p>La <strong>condamnation du consensus</strong> doit donc être clairement posée en présence d’Albert. En réunion, chacun doit savoir que vous êtes celui qui tranchera. Lorsqu’une décision est prise, vous devez l’annoncer, et l’expliquer : « Après discussion, j’ai donc opté pour cette solution, qui me semble la meilleure pour telle et telle raison, et maintenant je vous demande de vous battre pour que l’on réussisse ».<br/></p>


<p>Lors du passage à la phase d’action, n’éloignez pas Albert du groupe sous prétexte qu’il est négatif et qu’il critique le projet. Au contraire, il doit être <strong>engagé</strong> comme les autres, pour éviter qu’il ne se dégage ensuite de sa <strong>responsabilité</strong>. Il faut qu’il soit dans le même bateau. <strong>Votre leitmotiv : cohésion et solidarité dans l’exécution. </strong></p>


<h1 class="wp-block-heading">Technique n° 4 : en privé, utilisez le feedback</h1>


<p>Vous commencez à connaître cet <strong>outil </strong>dont je parle souvent. C’est l’un des quatre piliers d’ODM. J’ai déjà développé le modèle dans <a href="http://bit.ly/2OJIukk">mes podcasts</a>, <a href="http://bit.ly/2DBLt85">mes vidéos</a>, <a href="http://bit.ly/2RcbwKP">mes articles</a>, et surtout <a href="http://bit.ly/33E7ZIT">mes formations</a>. <br/></p>


<p>Avec Albert, vous devrez user, comme pour tous vos collaborateurs, de <strong>feedbacks positifs et négatifs</strong>. Quand vous aurez commencé à observer régulièrement de sa part des <strong>comportements toxiques</strong> pour l’équipe (cf première partie), vous devrez donc provoquer un moment en <strong>tête-à-tête</strong> avec lui. <br/></p>


<p>Voici quelques exemples de feedbacks négatifs à lui adresser :</p>


<ul class="wp-block-list"><li>« Je peux te faire une remarque ? Quand tu dis qu’il y a d’autres risques dont on n’a pas parlé, alors qu’on prend des décisions, ça empêche le projet d’avancer. Peux-tu arrêter de déroger à la <strong>règle</strong> comme ça s’il te plaît  ? » ; </li><li>ou « Je peux te faire un feedback ? Quand tu soulignes ce risque sans apporter aucune solution, je trouve que ça ne nous aide pas beaucoup. Peux-tu essayer de <strong>parler solution plutôt que problème</strong> la prochaine fois ?” ; </li><li>ou encore « Quand tu dis à Germaine « Tu trouves pas que Lucette est une incapable ? », ça n’aide pas beaucoup la <strong>cohésion d’équipe</strong>. Peux-tu essayer de faire mieux ?”. </li></ul>


<p>Comme dans n’importe quel feedback, vous parlez du <strong>comportement</strong> et de son<strong> impact</strong>, pas de <strong>l’intention</strong> que vous supposez qu’Albert a. Vous ne jugez pas, vous ne collez pas d’étiquette. Vous citez un <strong>fait précis</strong>, et l’impact que cela a sur l’équipe, puis vous demandez de changer le comportement. C’est votre job de manager.<br/></p>


<p>Enfin, je vous conseille également de commencer par chercher la <strong>solution chez vous-même</strong>. Commencez par <strong>vous questionner</strong> avant d’élargir. Face à Albert, observez votre comportement, et demandez-vous ce que vous faites peut-être inconsciemment qui puisse favoriser son attitude. Qu’est-ce qui l’autorise à agir de cette façon ? Peut-être le laissez-vous aller à son “lâchage” négatif, donnez-vous plus la parole aux personnes qui critiquent qu’aux enthousiastes, ou êtes vous-même souvent négatif&#8230; <br/></p>


<p>Bref, n’oubliez pas votre rôle au sein de cette équipe, et soyez capable de changer vos comportements quand cela est nécessaire : c’est salvateur !<br/></p>


<p>À la semaine prochaine !<br/></p>


<p class="has-small-font-size">Vous voulez aller plus loin ? Abonnez-vous à ma liste de contacts privilégiés, <a href="http://bit.ly/Livr-ldk">juste ici</a>. Vous recevrez gratuitement mon livre, <em>Le manager essentiel</em>, ainsi qu&rsquo;une mini formation et des conseils directement dans votre boîte mail, et vous pourrez choisir de lire ceux qui vous intéressent. Je vous informerai également des sorties de mes podcasts, de mes vidéos et surtout de mes <em>Form&rsquo;actions</em>, qui sont le seul moyen de mettre en place rapidement, efficacement, et sans se tromper le management à la sauce ODM !</p>


<p style="text-align:right"><em><em><a href="http://bit.ly/3baFVjo">Manon Watine</a> pour ODM</em></em></p>
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		<title>VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE INJUSTE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 18:36:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de l’injustice en entreprise est délicate. Pourtant, elle concerne tellement de gens qu’elle ne devrait surtout pas être laissée de côté ! J’ai déjà évoqué ce sujet dans un mail il y a quelques mois (si recevoir ce genre de contenus inédits vous intéresse, vous pouvez y accéder en cliquant ici). Dans ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La question de l’injustice en entreprise est délicate. Pourtant, elle concerne tellement de gens qu’elle ne devrait surtout pas être laissée de côté !<br/></p>


<p>J’ai déjà évoqué ce sujet dans un mail il y a quelques mois (si recevoir ce genre de contenus inédits vous intéresse, vous pouvez y accéder en cliquant <a href="http://bit.ly/Livr-ldk">ici</a>).<br/></p>


<p>Dans ce mail, je disais qu’il y a, selon moi, <strong>deux manières de voir le monde du travail</strong>.</p>


<ul class="wp-block-list"><li>On peut le considérer comme un monde injuste, et attendre qu’il change ;</li><li>ou on peut essayer d’en comprendre les règles, puis tenter de le changer. </li></ul>


<p>Vous vous doutez bien qu’à mon avis, <strong>il est plus intéressant d’essayer de le comprendre, de s’approprier les règles, PUIS de se demander si elles sont injustes</strong>. <br/></p>


<p>En fait, ce sentiment d’injustice que l’on peut ressentir en entreprise vient souvent de préjugés et d’idées fausses. La question n’est finalement pas de se demander si l’entreprise est juste ou injuste. <strong>Il s’agit plutôt de comprendre comment elle fonctionne</strong>, et c’est alors beaucoup plus facile de s’y amuser et d’y réussir ! <br/></p>


<p><strong>C’est en apprenant à vivre dans un milieu, et en prenant le meilleur, qu’on y trouve sa place</strong>. <strong>Et lorsqu’on se sent à sa place, on ressent beaucoup moins d’injustice. </strong><br/></p>


<p>Je vous propose de nous pencher sur quelques croyances qui peuvent accentuer le sentiment d’injustice au travail. Ce sont des lois de bon sens, que nous apprenons et intégrons très tôt, mais dont on va se rendre compte qu’elles ne s’appliquent pas forcément, ou pas de la manière dont on voudrait qu’elles s’appliquent.<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Croyance n°1 : « La gentillesse est toujours récompensée »</h2>


<p>Nos parents nous l’ont dit, l’école nous l’a dit, la littérature, le cinéma ou encore les dictons nous le disent. On l’intègre, et quand on entame sa vie active, on peut avoir un choc violent. Pourquoi ? Parce que <strong>la gentillesse, ça ne fonctionne pas tout le temps. </strong><br/></p>


<p>Face à ce choc, d’abord on peut se dire « Je me mets en quatre, je fais le boulot, je ne demande même pas d’augmentation, et je suis peut-être même le moins bien payé du service, mais c’est sûr :  on va finir par reconnaître mon mérite, il me suffit d’être patient ».</p>


<p>Si cela n’arrive pas, on risque de devenir aigri ou révolté&#8230; « Quelle boîte pourrie, quand je partirai, ils se rendront compte que j’étais indispensable ! ». <strong>Le découragement se transforme alors en mal-être</strong>, et la conséquence peut-être une démission frustrée, ou pire, un burnout ou une dépression. <br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Croyance n°2 : « La raison l’emporte toujours sur la bêtise »</h2>


<p>De la même façon, <strong>les vertus de la raison nous sont inculquées, et c’est très bien</strong>. </p>


<p>On nous apprend qu’avoir raison est très important, et que quand c’est le cas, il faut savoir le démontrer pour le prouver, à l’aide de faits, de logique, d’arguments. </p>


<p>Pourtant, <strong>les faits et la raison ne l’emportent pas toujours</strong>.<br/></p>


<p>Quand on arrive dans l’entreprise, rassuré par l’arsenal que nous ont donné notre background ou nos certitudes, on se dit « Grâce à mes connaissances et à mon expérience, je vais pouvoir montrer ce dont je suis capable, je vais pouvoir convaincre et faire changer les choses, je suis armé par la raison ». Assez rapidement, on va ressentir que quelque chose cloche. <br/></p>


<p>Plus l’argumentaire est solide, plus l’opposition est radicale. Alors que votre logique est imparable, on ne suit pas vos préconisations. On peut même décider d’adopter le projet de Machin, alors que vous le savez, son raisonnement est plein de failles et de défauts. Alors, vous vous dites : « C’est parce que je suis nouveau », ou « On fait confiance à ce type-là parce qu’il utilise son influence, ses relations », ou encore « Sa technique de jouer sur les émotions et la peur des gens, c’est bas ». Et lorsque le projet plante, alors que vous aviez prévenu tout le monde, vous enragez.<br/></p>


<p>Quand on vit ce genre d’expérience, <strong>on risque de trouver que le monde est injuste et absurde, et de se renfermer sur soi-même</strong>.<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Croyance n° 3 : « Le travail garantit le succès »</h2>


<p>Cette troisième règle est un fondement de la société et encore davantage de l’entreprise : la méritocratie nous apprend que plus on travaille, et mieux on travaille, mieux on va réussir.</p>


<p>Je le dis d’ailleurs souvent dans les podcasts, <strong>l’entreprise, c’est le monde de l’action</strong>. </p>


<p><strong>Ce qui compte n’est pas ce que tu penses ou ce que tu dis, mais ce que tu fais.</strong> <br/></p>


<p>Pourtant, je sais que certains d’entre vous ont eu l’expérience inverse. Vous bossez comme un fou mais vous ne récoltez jamais les fruits de ce travail. Alors que Machin, qui est mieux vu par la direction ou les collègues, parce qu’il est rigolo ou sympa, est toujours mis en valeur. <br/></p>


<p>Travailler, agir beaucoup, le faire de façon efficace et en plus mettre en avant ses résultats, c’est déjà beaucoup. <strong>Mais même en faisant ça, rien n’est garanti. </strong>On risque alors de finir épuisé et désabusé. <br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">La règle n°1 pour mieux vivre l’entreprise injuste<br/></h2>


<p>Vous vous reconnaissez sûrement dans l’un des profils décrits, et après ça, il est logique que vous ayez une vision injuste du monde de l’entreprise. </p>


<p>Ces croyances sont ancrées, elles entraînent des comportements difficiles à remettre en cause. <strong>Ce sont même sûrement des valeurs primordiales que vous n’avez tout simplement pas envie d’abandonner</strong> !<br/></p>


<p>Je comprends tout à fait ça. Moi aussi, je crois à fond à la gentillesse et à la bienveillance ! Je le dis dans beaucoup de mes podcasts, je pense que c’est un bon moyen de réussir. J’use également d’arguments et de logique pour produire le contenu que je vous propose, et j’y consacre de l’énergie et du travail. Et moi aussi, <strong>je trouve ça injuste de voir des gens complètement dédiés, gentils, compétents et travailleurs acharnés, galérer à se mettre en valeur.</strong> <br/></p>


<p>Mais du coup, mieux vaut être un pourri et apprendre à nos enfants que le monde est injuste ? Je ne crois pas. </p>


<p>Alors peut-être faut-il se contenter de la satisfaction d’avoir été gentil, raisonné ou travailleur, sans résultat ? Je ne crois pas non plus.<br/></p>


<p>En réalité, ce qui se passe, ce n’est pas que ces trois règles sont fausses, c’est qu’il en manque une, et la plus importante.</p>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>“L’entreprise, c’est le monde de la communication autant que celui de l’action”. </strong><br/></p></blockquote>


<p>Sans communication, il est très difficile de bien vivre l’entreprise. Ne pas communiquer, c’est prendre le risque de laisser s’installer des frustrations.<br/></p>


<p>En plus, il faut que cette communication soit efficace, et pour ça, deux mots : <strong>charisme et influence</strong>. Pour convaincre vos collègues, pour faire entendre votre voix, pour faire valoir votre travail, il faut que votre manière de communiquer atteigne les autres, et qu’elle les touche. Pour cela, il vous faut développer vos soft-skills, c’est à dire vos compétences relationnelles et humaines.<br/></p>


<ul class="wp-block-list"><li>Ne renoncez pas à être gentil : orientez votre gentillesse, transformez-la en un charisme bienveillant et empathique.</li></ul>


<ul class="wp-block-list"><li>Ne renoncez pas à être logique : utilisez votre raison pour comprendre le fonctionnement de vos collègues, et influencez l’équipe vers le bon chemin.</li></ul>


<ul class="wp-block-list"><li>Ne renoncez pas à être travailleur : usez de votre force de travail pour développer un charisme efficace et orienté résultat. </li></ul>


<p><strong>En bref, ne lâchez pas vos valeurs, même si vous avez l&rsquo;impression qu&rsquo;elles vous empêchent de vous épanouir au travail. Elles sont importantes, ce sont vos fondations. Apprenez simplement à les transformer de façon à en faire profiter vos collègues, et votre entreprise.</strong></p>


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<p style="text-align:right"><em><em><a href="http://bit.ly/3baFVjo">Manon Watine</a> pour ODM</em></em></p>
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