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	<title>cedricwatine, Author at Cédric Watine Site</title>
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		<title>Progresser en management d&#039;équipe en 3 questions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 08:39:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que vous soyez manager débutant, futur manager, manager expérimenté ou en devenir, cet article s’adresse à vous. Je considère que le management est un domaine de perpétuel apprentissage. C’est une discipline mouvante, et une mission qui n’a pas réellement de fin. Quand on dédie tout ou partie de sa vie professionnelle au management, on se [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Que vous soyez manager débutant, futur manager, manager expérimenté ou en devenir, cet article s’adresse à vous. Je considère que le management est un domaine de perpétuel apprentissage. C’est une discipline mouvante, et une mission qui n’a pas réellement de fin. Quand on dédie tout ou partie de sa vie professionnelle au management, on se doit d’être adaptable et capable de remises en question. C’est pour cela que j’ai décidé de répondre à quelques questions fréquemment posées par des managers, débutants ou non, dans leur quête de progresser en management d’équipe. </p>
<h2 class="wp-block-heading">Comment améliorer sa relation avec ses collaborateurs ?</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Le modèle DISC est pour moi LE meilleur moyen d’améliorer la collaboration à la fois en matière d’efficacité, et en matière de relation. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Le modèle DISC est un modèle comportemental qui permet de mieux comprendre son propre fonctionnement, mais aussi celui des autres. Il se matérialise sous forme de test, qui attribue à celui qui le passe un profil et des caractéristiques. Il existe 4 composantes DISC : Dominant, Influent, Stable, Consciencieux. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, on peut être Dominant avec une tendance Influente, pas du tout de Stable, et un peu de Consciencieux. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Si la passation de ce test vous intéresse, vous y avez accès ici : <a href="https://www.outilsdumanager.com/test-disc/" target="_blank">https://www.outilsdumanager.com/test-disc/</a></p>
<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi utiliser le modèle DISC pour soi ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Le modèle DISC est un outil extrêmement puissant en management, à la fois pour vous, manager, et pour vos collaborateurs. </p>
<p class="wp-block-paragraph">D’abord, parce que connaître votre profil DISC, c’est prendre conscience que vous avez un fonctionnement propre en fonction des contextes. Certains profils seront plus à l’aise dans certaines situations, pas du tout dans d’autres. Connaître son profil DISC, c’est donc mieux se comprendre, ce qui, vous en conviendrez, est un prérequis pour progresser. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, parce qu’une fois que vous connaîtrez les spécificités de votre profil et que vous les aurez apprivoisées, vous pourrez transmettre votre mode d’emploi à vos collaborateurs. Ce conseil vous étonne ? En effet, moi non plus, je ne l’ai jamais lu nulle part… Pourtant, cela me semble d’une grande importance ! Expliquer à vos collaborateurs comment vous fonctionnez, c’est le meilleur moyen d’améliorer vos relations. Les avantages d’un management « en connaissance » sont multiples : éviter les malentendus, réduire les pertes de temps, chasser les « couacs » de communications, fluidifier la communication et l’efficacité, etc. Sans cela, les échanges peuvent rapidement devenir compliqués et frustrants. </p>
<p>Personnellement, je suis Dominant à tendance Influent. Au fil du temps, j’ai communiqué à mes collaborateurs quelques petites règles pour des échanges agréables et efficaces en fonction de mon profil. Typiquement par exemple, je déteste qu’on m’explique toutes les étapes d’un processus de prise de décision. Je préfère qu’on me donne tout de suite la conclusion. Je n’aime pas non plus les mails longs, et j’oublie toujours de lire les pièces jointes. Avec moi, il faut que ça aille vite et que ce soit efficace ! Mes collaborateurs le savent parce que je le leur ai dit, et ils s’adaptent, au même titre que je m’adapte à leurs profils également. </p>
<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi utiliser le modèle DISC pour ses collaborateurs ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, faire passer le test DISC à tous vos collaborateurs est une vraie bonne idée. Non seulement, eux se connaîtront mieux et bénéficieront de cette nouvelle compréhension d’eux-mêmes à de nombreux égards.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Mais cela vous permettra aussi de mieux vous adapter à eux. En management, l’axe principal du travail passe par l’influence : votre mission est d&rsquo;accompagner la modification, l’adaptation, l’évolution des comportements au travail avec pour objectif de meilleurs résultats pour l’entreprise. Or, une influence efficace et bienveillante passe forcément par une bonne compréhension des êtres humains avec lesquels vous travaillez ! Une fois les fonctionnements de vos collaborateurs compris, vous saurez parler leur langage. </p>
<p class="wp-block-paragraph">En outre, découvrir les profils de vos collaborateurs, c’est aussi découvrir leurs compétences et les complémentarités possibles au sein de l’équipe. Établir une « DISC map » de vos collaborateurs vous permettra de voir les compétences là où elles sont, et de mieux répartir les tâches et les missions en fonction de chaque projet. Et puis, si comme moi, vous êtes mauvais en administratif, vous apprécierez d’autant plus de comprendre que Lucien, lui, est un Consciencieux qui prend du plaisir à ces tâches-là. </p>
<p>Enfin, connaître votre profil DISC et celui de votre collaborateur vous permettra une chose essentielle : individualiser votre communication. Ce que ça signifie ? Adapter votre mode de communication à celui de votre collaborateur, pour ce que vous dites lui parle vraiment, et ait un réel effet sur lui. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Bref, vous l’aurez compris, pour améliorer votre communication avec vos collaborateurs, 3 étapes :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>Mieux vous connaître ;</li>
<li>Mieux les connaître ;</li>
<li>Partager vos modes d’emploi pour adopter des types de communication respectueux de chacun. </li>
</ul>
<p>Et pour approfondir votre management avec le DISC, vous pouvez aussi… <a href="https://cedric.systeme.io/DISCodm" target="_blank">vous former</a> !</p>
<h2 class="wp-block-heading">Comment bien déléguer ?</h2>
<h3 class="wp-block-heading">Règle n° 1 d’une bonne délégation : ne pas dire comment faire</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Dans l’un de mes récents mails privés (pour les recevoir, <a href="https://cedric.systeme.io/ContactsPrives" target="_blank">abonnez-vous ici</a>, c’est gratuit !), j’annonçais un peu dramatiquement la chose suivante : « Le management à la papa est mort ! ». </p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce que je voulais dire par là, c’est qu’un management qui consiste à montrer comment faire, à expliquer « la meilleure façon de faire », et la délégation par imitation n’est pas durable. Dire à un débutant « voilà les bases, inspire-toi de ça pour commencer », ok. Cela peut fonctionner, mais pas très longtemps. </p>
<p class="wp-block-paragraph">En tant que manager, vous n’espérez pas, me semble-t-il, créer des copies de vous-même. Vous aspirez à ce que vos collaborateurs s’épanouissent et progressent, pour que l’entreprise, elle aussi, s’épanouisse et progresse. Vous comptez sur eux pour performer et innover, bref, pour être autonomes, matures et créatifs. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, il n’y a aucune utilité à encourager l’imitation ! </p>
<h3>Règle n° 2 d’une bonne délégation : transmettre le Pourquoi </h3>
<p class="wp-block-paragraph">Votre job de manager, ce n’est donc pas d’expliquer comment on fait les choses, mais pourquoi on fait les choses. Ce n’est pas d’écrire un processus hyper détaillé et contraignant, mais de montrer un objectif à atteindre. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Expliquer le Pourquoi à ses collaborateurs, c’est leur donner une idée du point de départ et du point d’arrivée (et encore, ils pourraient vous surprendre et dépasser ce point d’arrivée !) sans leur tracer le chemin. C’est leur dire « Voilà notre vision, notre objectif pour la boîte. Avec tes compétences, je te fais confiance pour contribuer à ce qu’on y parvienne ». Et cela a 5 avantages :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>Le développement de l’autonomie : si à chaque fois qu’il a un problème, votre collaborateur se précipite dans votre bureau et que vous réglez le problème à sa place, ou lui expliquez comment le résoudre, personne n’avance vraiment. L’idée, c’est plutôt de l’inviter à la réflexion : « Ah bon, tu as un problème, okay, et comment tu penses le résoudre ? ».</li>
<li>Le développement de la collaboration : votre collaborateur n’aura peut-être pas instantanément la solution à son problème, surtout si auparavant, vous managiez « à la papa ». Il tentera peut-être donc de chercher du soutien ailleurs, et notamment au sein de son équipe, auprès de ses collègues. Et c’est tant mieux !</li>
<li>Le développement de la confiance : vous n’êtes pas supposé (et vous ne devriez pas) envoyer paître vos collaborateurs pour autant ! Dites-leur plutôt quelque chose du style : « Je te fais confiance, tu vas trouver la solution qui te convient. Rappelle-toi, les objectifs sont les suivants, et tes compétences sont nombreuses, tu vas trouver ». En plus, la confiance nourrit la motivation et la créativité, donc c’est tout bénéf’ !</li>
<li>Le gain de temps : pas besoin de faire un dessin, si vous encouragez vos collaborateurs à prendre des initiatives seuls, vous réduisez leur besoin de se référer à vous, et augmentez donc votre temps disponible. </li>
<li>L’augmentation des Résultats et de la Rétention : les deux R du management profitent évidemment d’une meilleure délégation. L’autonomie augmente la confiance, donc les résultats, puisque les décisions se prennent rapidement et sur le terrain. Et la Rétention (la fidélisation) est très liée au bien-être et au sentiment de confiance dans le travail. </li>
</ul>
<p>À retenir donc : quand on vous demande Comment, répondez plutôt Pourquoi !</p>
<h2>Comment maintenir son équipe à niveau ? </h2>
<h3 class="wp-block-heading">Embaucheriez-vous vos collaborateurs aujourd’hui ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">La réponse à cette question m’est venue de façon un peu saugrenue. Il y a quelques semaines, j’opérais mon switch de garde-robe : je rangeais les vêtements d’hiver pour sortir ceux d’été. Quand je fais ça entre chaque saison, je fais du tri en même temps, et je me pose toujours la question suivante : « Aurais-je à nouveau envie d’acheter ce vêtement si je le voyais dans un magasin aujourd’hui ? ». Si ce n’est pas le cas, je le donne. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Alors évidemment, nos collaborateurs ne sont pas des chemises ou des paires de chaussures. Mais se poser la question régulièrement, à chaque changement de saison (environ tous les 90 jours) et pour chaque collaborateur, de savoir si on l’embaucherait à nouveau en le rencontrant tel qu’il est aujourd’hui reste pour moi une expérience de management extrêmement intéressante. </p>
<p class="wp-block-paragraph">Managers et collaborateurs, nous nous habituons tous au travail, à l’environnement, à nos tâches… On se crée une sorte de routine ô combien nécessaire, mais qui peut parfois brouiller un peu notre vision de la réalité. Le risque à ne jamais se poser la question, c’est que la qualité de l’équipe se dégrade et que la progression ralentisse. </p>
<h3 class="wp-block-heading">Établir des axes de progrès</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Je n’encourage bien sûr personne à prévoir des entretiens d’embauche tous les 90 jours, ni à mettre sur la sellette ses collaborateurs à chaque nouvelle saison. Ce serait un chouïa maltraitant… </p>
<p>Ce que j’encourage, par contre, c’est de mener ces entretiens d’embauche virtuels dans votre tête ou sur papier, seul. Et de vous poser la question suivante : « Est-ce qu’aujourd’hui, compte tenu du contexte, de l’évolution du marché, de l’entreprise, de ses compétences, de son savoir-être, de son évolution à lui (etc.), je le ré-embaucherais ?  ». Si la réponse est oui, tant mieux.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Si la réponse est non, alors demandez-vous ce qui manque à votre collaborateur pour en faire un prospect « embauchable » selon les (nouveaux) critères de l’entreprise. Cela vous permettra de déterminer ses axes de progrès. Et ces axes de progrès pourront être abordés avec lui lors de ses EDP (<a href="https://cedric.systeme.io/DescEDP" target="_blank">entretiens de progrès</a>). </p>
<p>Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Et vous, de quelles réponses, de quels conseils auriez-vous besoin aujourd’hui pour progresser en management d’équipe ? N’hésitez pas à les poster sur <a href="https://forum.outilsdumanager.com/" target="_blank">le forum ODM</a> ! Une véritable communauté de managers de divers horizons s’y donnent des conseils, témoignent et partagent leurs astuces dans une ambiance vraiment très agréable ! Et pour plus de visibilité sur les publications écrites, audio et vidéo d’Outils du Manager, n’hésitez pas à me suivre <a href="https://www.linkedin.com/in/outils-du-manager/" target="_blank">sur LinkedIn</a>. Toutes les actus (et d’autres choses) y sont postées.</p>
</p>
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		<title>Apprendre à manager &#124; 5 questions fréquemment posées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 07:32:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En management, comme dans de nombreux autres domaines, nous avons nos Frequently Asked Questions. Les questions qui semblent préoccuper tout le monde, quelle que soit l’expérience du manager, l’équipe à manager, la taille de la structure, le secteur d’activité… Certaines questions concernant les bases du management reviennent sans cesse. Je les vois sur mes réseaux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En <strong>management</strong>, comme dans de nombreux autres domaines, nous avons nos <strong>Frequently</strong> <strong>Asked</strong> <strong>Questions</strong>. Les questions qui semblent préoccuper tout le monde, quelle que soit <strong>l’expérience</strong> du <strong>manager</strong>, <strong>l’équipe</strong> à <strong>manager</strong>, la taille de la structure, le secteur d’activité… Certaines questions concernant les <strong>bases du management</strong> reviennent sans cesse. Je les vois sur mes réseaux sociaux, sur le forum, je les reçois par mail… Pourtant, elles ne sont pas si basiques, ces questions ! Si elles sont tant posées, c’est bien qu’elles touchent aux <strong>fondements du management</strong>. Quand on devient un peu « expert », on peut les oublier, ces fondamentaux. On se focalise sur les détails des détails, on philosophe, on conceptualise. Je pense qu’on ne devrait jamais arrêter de questionner nos fondamentaux. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui 5 réponses courtes à 5 questions fréquemment posées pour <strong>apprendre à manager</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Question 1 : Comment apprendre à manager ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Être engagé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Là-dessus, j’ai une certitude : on n’<strong>apprend</strong> jamais aussi bien que quand on en a besoin. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne compte plus les mails reçus de la part de <strong>managers</strong> paniqués, fraîchement arrivés à leurs postes. C’est dans ces moments-là, à condition de se donner un peu la peine de chercher, qu’on apprend le mieux. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois fermement que pour intégrer la <strong>théorie</strong>, nous avons besoin de <strong>l’appliquer</strong>. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai développé cette plateforme d’<strong>e-learning</strong>. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques années, j’intervenais encore très fréquemment en <strong>entreprise</strong>. Je préparais mon voyage et ma présentation avec beaucoup d’enthousiasme, pour ensuite rentrer chez moi parfois un peu déçu. Pourquoi ? Parce que les groupes devant lesquels je m’exprimais subissaient mon intervention. Très souvent, c’était le <strong>patron</strong> qui avait décidé de me faire venir. Les <strong>managers</strong> n’avaient rien demandé, rien choisi, et ne voyaient pour certains aucune nécessité à prendre mes <strong>conseils</strong>. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque vous venez ici, que vous consultez mon <strong>contenu</strong> ou achetez l’une de mes <strong>formations</strong>, vous êtes « en demande ». Vous avez envie, ou besoin, <strong>d’apprendre</strong> des choses et de modifier votre <strong>management</strong>. Vous êtes donc dix fois plus engagé, plus investi, donc plus efficace !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Apprendre en pratiquant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre chose importante est de <strong>pratiquer</strong> pour <strong>apprendre</strong> et vraiment <strong>progresser</strong>. L’objectif en <strong>management</strong>, c’est de pouvoir faire vivre les <strong>concepts</strong> <strong>théoriques</strong>, de les éprouver dans la réalité et que tout le monde en tire des bénéfices. C’est pour cela que je mets un point d’honneur à donner des <strong>exemples</strong> <strong>concrets</strong> et <strong>applicables</strong> de tout ce dont je parle sur les différents canaux d’Outils du Manager (<a href="http://bit.ly/33E7ZIT" target="_blank" rel="noopener noreferrer">formations</a>, <a href="http://bit.ly/C%C3%A9dricW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mails privés</a>, <a href="http://bit.ly/3aRlQ2a" target="_blank" rel="noopener noreferrer">podcasts</a>, <a href="http://bit.ly/2DBLt85" target="_blank" rel="noopener noreferrer">vidéos</a>, <a href="http://bit.ly/2RcbwKP" target="_blank" rel="noopener noreferrer">articles</a>, <a href="https://www.linkedin.com/in/outils-du-manager/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">réseaux sociaux</a>). <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure manière d’<strong>apprendre à manager</strong>, c’est donc d’en avoir besoin/envie, puis de <strong>passer à l’action</strong> rapidement. Pour cela, il ne faut surtout pas attendre d’avoir engrangé un maximum de <strong>savoir </strong>! Non : commencez plutôt par lire quelques petites choses, puis par mettre en place rapidement au moins un <strong>passage à l’action</strong>. C’est cette première <strong>expérience</strong> qui vous servira de point de départ pour ensuite développer à nouveau vos <strong>apprentissages </strong>et <strong>vous améliorer</strong>. En mettant en place tel <strong>outil</strong>, vous rencontrerez telle nouvelle <strong>difficulté</strong>, qui vous fera poser telle <strong>question</strong>, et vous poussera à rechercher, puis à tester autre chose, etc. N’attendez pas de tout savoir avant de passeràl’action (ou vous risquez de ne JAMAIS passer à l’action). <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’outil</strong> n° 1 que je conseille depuis toujours à tous les <strong>managers</strong> que je <strong>forme</strong>, c’est le <strong>1 à 1</strong>. J’ai d’ailleurs créé une <a href="https://cedric.systeme.io/DESC1A1E" target="_blank" rel="noopener noreferrer">formation en e-learning</a> entièrement dédiée à cet outil. Pourquoi celui-ci en premier ? Parce que c’est à la fois le plus simple pour <strong>passer à l’action</strong>, et aussi le point essentiel d’un <strong>management bienveillant et efficace</strong>. Pour illustrer ce que je disais juste avant, imaginez-vous après votre premier <strong>1 à 1</strong>. Vous venez de passer 30 minutes de discussion avec l’un de vos <strong>collaborateurs</strong>, en individuel, pour la première fois. Certaines choses ont été faciles pour vous, d’autres moins. Le voilà, votre point de départ ! La suite de votre apprentissage est toute tracée. C’est en cherchant à résoudre vos difficultés que vous continuerez votre chemin. Et pour <strong>apprendre</strong>, <strong>changer</strong>, <strong>progresser</strong>, vous vous renseignerez, achèterez des formations, lirez, écouterez un podcast… Bref, vous enrichirez votre espace mental en fonction de vos besoins et de vos actions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Question 2 : Comment être présent pour ses collaborateurs ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Ritualiser</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À ce sujet, voici ma conviction : on ne peut pas être bon, positif, énergique, dynamique et enthousiaste en permanence.<br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>management</strong>, ce n’est pas un marathon. Pour moi, le management s’apparente plutôt à du fractionné, c’est-à-dire des <strong>efforts</strong> <strong>ponctuels</strong>, mais <strong>réguliers</strong> et <strong>ritualisés</strong>. Je pense vraiment qu’il ne sert à rien de montrer votre tête au <strong>travail</strong> si vous n’êtes pas <strong>en forme</strong>, que vous êtes épuisé et négatif. Dans ces cas-là, mieux vaut rester chez soi. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Être absent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être vraiment présent pour vos <strong>collaborateurs</strong>, privilégiez une <strong>présence qualitative</strong> à une présence quantitative. La clé d’un bon management se trouve dans les battements entre la <strong>présence aux autres</strong> et la <strong>présence à soi</strong>, donc des moments d’absence. Attention, ces moments-là doivent être <strong>planifiés</strong>, sinon, on ne se les accorde jamais. Mon <strong>conseil</strong>, c’est donc de prévoir une plage horaire, ou une journée en <strong>home</strong> <strong>office</strong> pour vous consacrer à de la préparation, à votre tableau de bord, à de la <strong>stratégie</strong>, de la <strong>réflexion</strong>, etc.<br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre vertu de cela, c’est que vous laisserez à vos <strong>collaborateurs</strong> des occasions de prendre leur place et leur <strong>autonomie</strong>. Vous éviterez aussi de devenir le <strong>facteur</strong> <strong>limitant</strong> de votre <strong>équipe</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une image que j’utilise souvent (et dont je parle dans mon dernier article, <a href="https://www.outilsdumanager.com/les-5-elements-chinois-dans-lentreprise-olivier-berut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les 5 éléments chinois dans l’entreprise</a>) : le <strong>manager</strong> est comme le feu. Il réchauffe quand les <strong>collaborateurs</strong> en ont besoin, il éclaire pour montrer la <strong>direction</strong>, mais s’il est là en permanence, il brûle. <br/></p>



<h2 class="wp-block-heading">Question 3 : Comment dire que quelque chose ne va pas ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Être bienveillant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>concept</strong> dont on entend parler partout quand on veut <strong>apprendre</strong> <strong>à</strong> <strong>manager</strong>, c’est la <strong>bienveillance</strong>. Le concept en lui-même part d’une bonne intention, mais il ne revêt aucune réalité commune. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, <strong>être</strong> <strong>bienveillant</strong>, ce n’est pas sourire à tous ses <strong>collaborateurs</strong> en leur disant qu’ils sont géniaux. Ce n’est pas mentir et dire que tout va bien quand ce n’est pas le cas. C’est notamment être capable de dire quand les choses ne vont pas bien. Mais surtout, c’est de savoir le dire de la bonne manière. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Faire des feedbacks</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne manière, ok, mais c’est quoi ?<br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir dire le négatif avec <strong>bienveillance</strong>, cela commence par <strong>développer</strong> <strong>l’écoute</strong> et <strong>l’observation</strong>. Où en est votre <strong>collaborateur</strong> dans son <strong>travail</strong> ? Est-il en phase de <strong>progression</strong>, de plateau, de <strong>régression</strong> ? Pour bien évaluer cela, je vous conseille <a href="https://www.outilsdumanager.com/management-de-la-progression-le-miracle-de-la-queue-de-cochon/#:~:text=La%20courbe%20en%20queue%20de,ils%20restent%20dans%20l'entreprise." target="_blank" rel="noopener noreferrer">la méthode de la courbe en queue de cochon</a>. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il faut lui dire. Lui dire, ce n’est pas le descendre. C’est lui faire confiance pour redresser la barre. Et pour l’aider à <strong>corriger</strong> ses <strong>actions</strong>, vous devrez faire appel au deuxième <strong>outil</strong> <strong>du</strong> <strong>manager</strong>. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième <strong>outil</strong> à mettre en place quand on <strong>apprend à manager</strong>, c’est le <strong>feedback</strong>. Il en existe deux sortes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>le feedback positif</strong>, qui a pour but de renforcer les comportements à impact positif ;</li><li><strong>le feedback négatif</strong>, qui a pour but de prévenir les comportements à impact négatif. </li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Attention, un <strong>feedback</strong> fait toujours référence à un comportement, jamais à un trait de personnalité ou à une valeur de votre collaborateur. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on apprend, mieux vaut commencer à s’exercer avec des <strong>feedbacks</strong> <strong>positifs</strong> : ils sont plus faciles à faire d’une part, et d’autre part, on les oublie souvent. Alors autant prendre l’habitude d’en faire dès le départ. Mais celui qui rend service, qui bouge les lignes et modifie vraiment les fonctionnements, c’est le <strong>feedback</strong> <strong>négatif</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus sur le feedback, <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/feed-back-reloaded/">écoutez ce podcast</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Question 4 : Comment communiquer efficacement ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Volume VS intensité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>apprendre à manager </strong>et à <strong>communiquer</strong> <strong>efficacement</strong>, il faut d’abord comprendre la différence entre volume et intensité. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Communiquer</strong> beaucoup en volume, et donc <strong>communiquer</strong> en permanence (à base d’ouvertures de portes de bureau intempestives, par exemple), c’est prendre le risque d’occuper totalement la bande passante de votre <strong>collaborateur</strong>. Et en plus, c’est impossible. J’en parlais dans ma réponse à la deuxième question : une <strong>communication</strong> permanente ne pourrait pas être <strong>qualitative</strong> tout le temps. Enfin, il y a un autre risque : celui que vos <strong>collaborateurs</strong> s’habituent à vos paroles et qu’elles deviennent un bruit de fond qu’ils ne remarqueraient même plus. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Privilégiez donc plutôt une <strong>communication</strong> <strong>intense</strong> : c’est-à-dire une communication qui mise sur la <strong>fréquence</strong> et le <strong>focus</strong> plutôt que sur la quantité. On en revient à ce que je vous conseillais en partie 2, les <strong>rituels</strong> ! Concrètement, il s’agit de <strong>programmer</strong> des 1 à 1 chaque semaine avec chaque <strong>collaborateur</strong> pour une <strong>communication</strong> <strong>individuelle</strong> concentrée et consacrée, et des <strong>réunions</strong> d’une heure maximum pour une <strong>communication</strong> <strong>collective</strong> dynamisante. À ce sujet, je vous conseille cette vidéo dans laquelle je décris <a href="https://www.youtube.com/watch?v=xkX01DXXIoc" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la méthode du kir royal</a> pour <strong>dynamiser</strong> <strong>vos</strong> <strong>réunions</strong>.<br/></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les 3 caractéristiques d’une communication efficace</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être vraiment <strong>efficaces</strong>, voici les 3 caractéristiques que doivent avoir vos moments de communication :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>L’intensité</strong> : puisque vos communications ne seront pas permanentes, elles devront être énergiques et focalisées.</li><li><strong>La</strong> <strong>cohérence</strong> : votre ligne directrice est importante ! Utilisez vos moments d’absence dont nous parlions plus haut pour <strong>travailler</strong> vos <strong>axes</strong>, vos <strong>objectifs</strong> et votre <strong>vision</strong> afin de communiquer avec cohérence.</li><li><strong>L’individualisation</strong> : customisez votre <strong>communication</strong>, notamment en fonction des <a href="https://www.outilsdumanager.com/test-disc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>profils</strong> <strong>DISC</strong></a> de vos <strong>collaborateurs</strong>. Votre <strong>objectif</strong> est de faire correspondre A (votre message) à B (le collaborateur auquel vous vous adressez), en fonction de ses <strong>représentations</strong>, de sa <strong>personnalité</strong>, des spécificités de son poste, du contexte, etc.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Question 5 : Comment savoir quand on doit licencier ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les 2 raisons de licencier</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Licencier</strong>, c’est l’acte le plus compliqué du <strong>manager</strong>. C’est souvent celui qui est le plus redouté, mais aussi le moins bien fait. Néanmoins, avant l’action de <strong>licencier</strong> en elle-même, il y a une foule de questions à se poser pour prendre la bonne décision : <strong>quand licencier</strong> ? <strong>Qui licencier</strong> ? <strong>Pour quelle raison licencier</strong> ?<br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux raisons, et donc deux situations, dans lesquelles on peut <strong>prendre la décision </strong>de <strong>licencier</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>Le manque de <strong>résultat</strong>, de <strong>performance</strong> : cela ne signifie pas qu’il faut licencier toute personne dont la performance baisse, loin de là ! Mais c’est un signal à prendre en compte, et surtout, cela veut dire qu’une multitude d’actions doivent être mises en place AVANT de prendre une décision. J’en parle dans <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/comment-licencier/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ce podcast</a>.</li><li>Le manque de <strong>travail</strong> <strong>en</strong> <strong>équipe</strong> : et ce n’est pas parce que quelqu’un est très performant, au-dessus de la moyenne, brillant, génial… que cela lui donne le droit travailler seul, de négliger sa <strong>communication</strong> et sa <strong>collaboration</strong> avec les autres.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur cette deuxième raison que j’aimerais m’attarder. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Le complexe de la diva</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le complexe de la diva</strong>, c’est lorsqu’un <strong>collaborateur</strong> est tellement bon qu’on lui passe toutes les éventuelles problématiques plus personnelles : son côté goujat, son non-respect des autres ou des horaires, etc. C’est le genre de personne à qui, souvent, on ne fait que du <strong>feedback</strong> <strong>positif</strong>. C’est une grave erreur de <strong>management</strong>. Quelqu’un qui ne <strong>collabore</strong> pas, c’est aussi grave que quelqu’un qui ne <strong>performe</strong> pas. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous avez une diva dans votre équipe, voilà ce qu’il faut faire :</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Lui faire des <strong>feedbacks</strong> <strong>négatifs</strong>, et si cette personne est réceptive, la <strong>coacher</strong> pour lui apprendre à mieux <strong>collaborer</strong> (cela peut passer par un test DISC notamment). Cela demande du courage managérial. Vous allez devoir faire en sorte de la faire descendre de son piédestal, et ce n’est ni facile, ni toujours couronné de succès. Si ça ne marche pas, vous devrez…</li><li>La licencier. </li></ol>



<p class="wp-block-paragraph">On ne regrette jamais de <strong>licencier</strong> une diva. Au début, peut-être. Automatiquement, la <strong>performance</strong> <strong>de</strong> <strong>l’équipe</strong> risque de baisser un petit peu. Mais ensuite, un regain est quasiment assuré. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ? Parce que garder une diva, c’est se condamner à long terme. Tous les autres éléments de <strong>l’équipe</strong> semblent peut-être moins bons et moins <strong>compétents</strong> aujourd’hui. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ont moins de <strong>potentiel</strong>. Le fait de <strong>travailler</strong> avec quelqu’un de (trop) brillant et de peu bienveillant pousse la plupart des gens à s’éteindre. Cela les empêche de <strong>s’épanouir</strong>, et <strong>progressivement</strong>, la <strong>motivation</strong> chute et l’absentéisme virtuel (être là, mais ailleurs) fait sa place. <br/></p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, au moment du départ de la diva, en effet, la <strong>performance</strong> peut chuter. Il va donc falloir, avant de la <strong>licencier</strong>, repérer les piliers sur lesquels vous appuyer dans l’équipe pour redresser la barre et <strong>réorganiser</strong> le <strong>travail</strong>. <strong>L&rsquo;équipe</strong> va se <strong>révéler</strong>, des gens vont se révéler. Et dans un an ou deux, plutôt que d’être pieds et poings liés à une diva, vous <strong>managerez</strong> une équipe épanouie et <strong>en</strong> <strong>développement</strong>.<br/><br/>Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui ! J’ai encore en réserve pas mal de <strong>questions </strong><strong>fréquemment </strong><strong>posées</strong>, notamment par ceux d’entre vous qui souhaitent <strong>apprendre à manager</strong>. Si ce type d’article vous plaît, n’hésitez pas à venir en parler sur le <a href="https://forum.outilsdumanager.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">forum ODM</a> pour me le dire, et pour poser vos propres questions. Et si cela vous plaît vraiment beaucoup, je vous invite à vous abonner à ma liste de mails privés : j’envoie chaque jour une foule de <strong>conseils de management </strong>de ce style à ma communauté.</p>
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		<title>Les 5 éléments chinois dans l’entreprise &#124; Olivier Bérut</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 09:28:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelque temps, j’interviewais Olivier Bérut lors d’un épisode de mon podcast. Et quelle interview ! Olivier Bérut est un peu un homme-orchestre : il lie de façon magistrale les mondes de l’entreprise, de l’art et de la recherche, dans une vision interculturelle de l’entreprenariat et du management. J’ai donc décidé de tirer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque temps, j’interviewais <strong>Olivier Bérut</strong> lors d’un épisode de mon <strong>podcast</strong>. Et quelle <strong>interview</strong> ! Olivier Bérut est un peu un homme-orchestre : il lie de façon magistrale les mondes de l’<strong>entreprise</strong>, de l’art et de la recherche, dans une vision <strong>interculturelle</strong> de l’<strong>entreprenariat</strong> et du <strong>management</strong>. J’ai donc décidé de tirer un article de cette interview, extrêmement enrichissante pour nous, <strong>managers</strong> et <strong>chefs</strong> <strong>d’entreprise</strong>. Vous y trouverez un extrait de la <strong>réflexion</strong> <strong>analogique</strong> et renversante d’Olivier Bérut à propos du <strong>modèle</strong> <strong>Wuxing</strong>, tiré de la <strong>pensée</strong> <strong>chinoise</strong> ancestrale. Au programme, les <strong>3</strong> <strong>lois</strong> et les <strong>5</strong> <strong>éléments</strong> <strong>chinois</strong> de tout <strong>cycle</strong>, leurs correspondances en entreprise… Et un champ des possibles, qui j’espère, vous fascinera tout autant que moi !</p>


<h2 class="wp-block-heading">Qui est Olivier Bérut ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai rencontré Olivier Bérut  il y a quelques années, parce qu’il est intervenu dans l’une de mes entreprises. J’avais trouvé sa venue et son discours si édifiants, que j’ai décidé de l’interviewer dans <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/212-manager-mon-equipe-comme-un-etre-vivant-olivier-berut/">mon podcast</a> il y a quelque temps. L’épisode s’est, sans surprise, révélé formidablement éclairant lui aussi. Impossible de ne pas en faire un article pour ma communauté lectrice plutôt qu’auditrice, et pour n’importe quel internaute qui se baladerait sur la toile ! <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Olivier Bérut est chef d’entreprise. Il a monté le cabinet de conseil On peut parfaire le monde en 2010. Il est aussi conférencier, enseignant chercheur, artiste, médiateur… Et un tas de choses encore. Parce que le cheval de bataille d’Olivier, c’est de faire du lien : notamment entre les mondes de l’entreprise, de l’art et de la recherche, mais aussi entre les cultures, et entre les personnes. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Avant de <strong>créer</strong> <strong>sa</strong> <strong>boîte</strong>, Olivier Bérut a été dirigeant au sein de deux grands groupes français implantés à l’international. Il a donc notamment travaillé en <strong>Chine</strong>, avec des <strong>équipes</strong> <strong>chinoises</strong>, où il a découvert une toute autre facette du management. Olivier insiste bien : l’idée n’est pas d’abandonner nos <strong>modèles</strong> <strong>occidentaux</strong>, mais de les compléter par d’autres enseignements, et d’autres façons de penser. L’objectif de son discours : mêler astucieusement deux <strong>métaphores</strong> <strong>de</strong> <strong>l’entreprise</strong> &#8211; la métaphore occidentale de la machine, et la métaphore orientale du vivant. <br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Le modèle des 5 éléments chinois : le Wuxing</h2>


<p class="wp-block-paragraph">De la <strong>sagesse</strong> <strong>chinoise</strong>, on connaît presque tous le modèle du <strong>yin</strong> et du <strong>yang</strong>. Ce sont les deux flans de la montagne, l’un éclairé et l’autre ombragé : les deux versants de toute situation. Mais la pensée chinoise utilise un deuxième modèle, plus méconnu, pour porter un autre regard sur le réel : le modèle des 3 lois et de leurs 5 éléments. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">En Chine, il s’applique à de nombreux domaines : cosmologie, médecine, musique, saisons, mais aussi gouvernance. Le cycle des 5 éléments et de leurs 3 lois décrit ainsi les cycles qui font la vie de l’empereur et de son empire : les hommes, leurs postes, les fonctions régaliennes et les moments d’un règne. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Olivier Bérut en a fait une lecture adaptée à l’entreprise et à son fonctionnement. Sa lecture, à la manière de la pensée chinoise, n’a pas d’ambition de démonstration, insiste-t-il. Elle est analogique : elle met en correspondance des éléments qui n’ont a priori pas de liens scientifiques ou logiques, mais qui ont vocation à l’inspiration, à l’intuition, à la guidance. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">J’y reviens juste après, mais avant, petit détour par la « nomenclature » de cette fameuse <strong>théorie</strong> <strong>du</strong> <strong>Wuxing</strong>. </p>


<h3 class="wp-block-heading">Les 3 lois </h3>


<p class="wp-block-paragraph">Les 3 lois qui lient les éléments entre eux sont les suivantes :</p>


<ul class="wp-block-list"><li><strong>Une</strong> <strong>loi</strong> <strong>d’existence</strong>, qui dit que, pour exister, nous avons besoin de 5 dynamiques, 5 énergies, 5 façons d’être au monde et de s’engager dans le réel ;</li><li><strong>Une loi de co-engendrement</strong>, qui dit que ces 5 éléments se nourrissent et s’engendrent les uns les autres dans un cycle ;</li><li><strong>Une loi de co-régulation</strong>, qui dit que ces 5 éléments fonctionnent ensemble en ayant des effets rétroactifs les uns sur et les autres. </li></ul>


<h3 class="wp-block-heading">Les 5 éléments </h3>


<p class="wp-block-paragraph">Ces 3 lois organisent la vie et les échanges des 5 éléments, ou 5 dynamiques suivantes : </p>


<ul class="wp-block-list"><li><strong>Le bois</strong> : il représente la colère, la conquête, la guerre. Le bois (ou l’arbre) grandit en permanence, il étend son espace dans une réelle pulsion de conquête. En <strong>médecine</strong> <strong>traditionnelle</strong> <strong>chinoise</strong>, le bois correspond au foie. Dans l’empire, c’est le guerrier. Dans le cycle de la vie, c’est l’enfance : la découverte, le développement, l’avancée vorace. </li><li><strong>Le feu</strong> représente la réussite, la joie, « être au sommet et briller ». Pour l’illustrer, Olivier utilise cette image assez marrante : « le soleil, il fait 23h58 d’effort pour faire le malin deux minutes quand il est à son zénith ». En médecine traditionnelle chinoise, c’est le cœur, et au sein de l’empire, c’est le dirigeant. Dans le cycle de la vie, c’est le moment des idéaux, le moment où l’on rêve sa vie et où l’on fait des projets. </li><li><strong>La terre</strong> représente en médecine la digestion. C’est l’incarnation, la mise en œuvre des projets de vie, la descente dans le réel. Dans l’empire, elle est incarnée par les Hommes, les paysans, ceux qui font. </li><li><strong>Le métal</strong> est l’énergie du juge, car le métal de l’épée coupe. Il enlève, il retire. C’est le moment de la vie où l’on priorise. On a conscience que l’on va mourir un jour, et qu’il est temps d’arbitrer ses choix pour la suite : ce que l’on garde, ce que l’on change, ce que l’on laisse tomber. En médecine traditionnelle chinoise, le métal correspond aux poumons : c’est la respiration, prendre puis rejeter l’inutile. « C’est un peu l’équivalent de la crise de la cinquantaine », selon Olivier Bérut. </li><li><strong>L’eau</strong> est l’élément qui circule, qui est incolore, inodore, mais vital. Après la crise et les prises de décision de l’ère du métal, c’est le moment de la paix et de la transmission. Il n’y a plus de question de pouvoir ni de possession : l’objectif, c’est de faire croître les autres. Physiologiquement, cela correspond aux reins, à la vessie et au système reproducteur (et l’on voit bien le lien avec la transmission). </li></ul>


<h2 class="wp-block-heading">Les 5 éléments chinois appliqués à l’entreprise, ou les « 5 agir » d’Olivier Bérut</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Tout ça est captivant, vous ne trouvez pas ? Eh bien, ce qu’en a fait Olivier Bérut l’est encore plus en ce qui nous concerne, puisqu’il poursuit l’analogie pour la décliner au <strong>fonctionnement</strong> <strong>de l’entreprise</strong>. Il a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet, que je vous conseille très vivement : <a href="https://www.amazon.fr/LENTREPRISE-CINQ-AGIR-Olivier-B%C3%89RUT/dp/2954731605">L’entreprise en 5 agir</a>.</p>


<h3 class="wp-block-heading">L’élément bois dans l’entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">L’élément bois, dans l’entreprise, correspond à tout ce qui est en lien avec la nouveauté : la sortie d’un nouveau produit, une nouvelle collaboration, une embauche, l’ouverture à un nouveau secteur, un rachat d’entreprise… Bref, dès lors qu’il y a de l’ajout, « c’est du bois », explique Olivier. On peut donc dire que <strong>l’équipe de développement commercial</strong> est l’équipe bois. </p>


<h3 class="wp-block-heading">L’élément feu dans l’entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Selon Olivier Bérut, l’élément feu, pour l’entreprise, c’est la partie <strong>projet</strong>. Ce sont aussi les personnes qui portent <strong>la vision</strong>, les idéaux, le rêve : <strong>l’équipe dirigeante et les managers.</strong> Leur mission, c’est d’être les gardiens de la joie des collaborateurs et des clients (des « Hommes » de l’empire). Olivier apporte une précision (à laquelle, vous vous en doutez, j’adhère à 150 %) : ils ne sont pas responsables du bonheur des autres. Leur responsabilité, c’est que les conditions de la joie de chacun au travail soient disponibles. Ensuite, chacun des Hommes a pour responsabilité de prendre en charge son bonheur. Nous y reviendrons ensuite. </p>


<h3 class="wp-block-heading">L’élément terre dans l’entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">L’élément terre, c’est l’incarnation de l’entreprise. Ce sont les « Hommes » justement, la partie <strong>opérationnelle</strong> et les <strong>processus récurrents</strong>. C’est ce qui fonctionne, et qui se reproduit à l’identique. L’analogie est très claire : tout ce qui est enterré devient, à terme, de la terre. C’est donc l’application, la transformation, l’incarnation. Tout devient terre…? Pas tout à fait… Reste le métal, que la terre n’absorbe pas.</p>


<h3 class="wp-block-heading">L’élément métal dans l’entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Si les corps vivants et les végétaux sont digérés par la terre, ça n’est en effet pas le cas des métaux. Souvenez-vous, dans la partie précédente, Olivier Bérut nous expliquait que la terre, c’est la digestion. Et bien, le métal, c’est ce qui n’est pas digéré. Le métal, c’est ce qui reste, ce qui doit être arbitré. Dans l’entreprise, Olivier le met en lien avec les parties juridiques, financières, le <strong>contrôle de gestion</strong>, etc. Bref, tout ce qui est normé et pour lequel on peut dire : « ça marche », ou « ça ne marche pas ». </p>


<h3 class="wp-block-heading">L’élément eau dans l’entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer l’analogie, parlons de l’élément de la fluidité et de la transmission, l’élément eau. L’eau, c’est donc l’élément de la transmission des richesses. Dans l’entreprise, c’est donc tout le <strong>capital matériel et immatériel</strong> : les <strong>actionnaires</strong>, évidemment, mais aussi tout le <strong>savoir-faire</strong>, la <strong>culture d’entreprise</strong>, les brevets, etc. </p>


<h2 class="wp-block-heading">Les 3 lois du Wuxing dans l’entreprise</h2>


<h3 class="wp-block-heading">La loi d’existence en entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Parmi les <strong>5 éléments analogiques</strong> du Wuxing, chacun correspond à un organe vital. Pourtant, l’un d’entre eux, peut-être le plus « humain » de tous, manque : le cerveau. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Olivier Bérut éclaircit les choses. La première loi, la loi d’existence, est celle qui décrit pourquoi chacun des 5 éléments est indispensable. Ainsi, par analogie, chaque poste (<strong>commercial, dirigeant, opérationnel, contrôle, actionnaire</strong>) a sa place dans l’équilibre de l’entreprise. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et bien, le cerveau, c’est tout simplement l’organe des deux autres lois : la loi de co-engendrement (créer de la valeur ensemble), et la loi de co-régulation (se réguler mutuellement). </p>


<h3 class="wp-block-heading">La loi de co-engendrement en entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Le cerveau, c’est donc l’organe qui fait en sorte que le cycle soit cycle. Et c’est à ce moment de sa « démonstration » qu’Olivier, personnellement, m’inspire le plus. C’est en faisant ces liens, certes analogiques, mais extrêmement intéressants et surtout, très concrets. Voyez plutôt :<br/></p>


<ol class="wp-block-list"><li>L’eau (mais aussi le sage, ou l’actionnaire) fait pousser le bois (le guerrier, ou le commercial), et disparaît pour lui donner naissance, puisque le bois l’absorbe. De la même façon que l’on n’entre pas en guerre sans l’accord du sage, l’actionnaire a son mot à dire quant au <strong>développement de l’entreprise</strong>. L’actionnaire n’est pas un simple porte-monnaie ! C’est celui qui finance le développement, qui nourrit la boîte. Il est un tiers avec un peu de recul : il n’est pas pris dans le quotidien de l’entreprise, mais il fait entièrement partie du cycle.</li><li>Le bois doit servir le feu, le collectif. Il doit suivre la vision d’entreprise, la poursuite commune de l’équipe. Sans ce référentiel, le commercial pourrait avoir tendance à se précipiter, dans sa <strong>pulsion de conquête</strong>, et à lancer un mauvais produit par exemple. Le feu (le collectif) limite le bois, et le bois engendre le feu.</li><li>Le feu, le dirigeant (ou le manager), doit nourrir la terre par ses cendres. Autrement dit, le dirigeant doit veiller à la <strong>symétrie des attentions</strong>. C’est-à-dire que, s’il est certes attentif au bonheur du <strong>client</strong>, il doit pour se l’assurer, commencer par se soucier de ses <strong>collaborateurs</strong> (de sa « terre ») : créer les conditions de <strong>l’expérience</strong> <strong>optimale</strong> pour que chacun s’épanouisse et soit au top de son <strong>expérience</strong>, donc de sa <strong>performance</strong>. </li><li>La terre agit. Les collaborateurs mettent en œuvre le <strong>projet</strong> <strong>collectif</strong> et incarnent l’entreprise dans son essence. Mais pour évaluer la <strong>réussite</strong> <strong>du</strong> <strong>projet</strong>, c’est le métal qui reste. Le contrôle des résultats est partie prenante du cycle de l’entreprise : la joie doit être créatrice de <strong>performance</strong>.</li><li>Enfin, le métal disparaît à la faveur de l’eau (par la rouille). Le contrôle de gestion, les rapports de performance et autres indicateurs des résultats du cycle sont à nouveau transmis aux actionnaires, qui relancent le cycle. </li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Chacun des 5 éléments en engendre un autre, de la même façon que dans l’entreprise chaque élément de la « chaîne » nourrit l’autre. Pour terminer, et parce que le cycle ne fonctionne pas sans cette troisième loi, parlons de la co-régulation dans l’entreprise, selon Olivier Bérut et la <strong>philosophie</strong> <strong>chinoise</strong>.</p>


<h3 class="wp-block-heading">La loi de co-régulation en entreprise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>cycle</strong> s’engendre perpétuellement d’un élément à l’autre, mais il nécessite aussi une logique dans l’autre sens. C’est la <strong>rétroaction</strong>, <strong>l’effet</strong> <strong>feedback</strong>. L’analogie ici fonctionne particulièrement bien dans le cycle de la vie : les parents engendrent les enfants, mais ce sont les enfants qui font que les parents deviennent parents. C’est une <strong>logique</strong> <strong>systémique</strong>.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, l’eau se donne au bois, mais le bois « donne envie » à l’eau de se donner à lui. Il l’attire. En entreprise, l’actionnaire ne doit pas se contenter de lire les rapports financiers. Ce qui doit l’intéresser avant toute chose, c’est la condition des autres <strong>éléments du système. </strong><br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Autre exemple : le feu (le manager), nourrit la terre (les collaborateurs opérationnels) : il veille à leur <strong>motivation</strong> et à leur <strong>joie</strong> (donc à leur <strong>productivité</strong>) par la garantie de bonnes <strong>conditions</strong> <strong>d’épanouissement</strong>. Mais les collaborateurs, eux aussi, se doivent de <strong>communiquer avec leur manager</strong> : sur leurs envies, leurs talents, ce qu’ils peuvent apporter au collectif. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il y a aussi des effets en « N-2 » : des <strong>confrontations saines,</strong> qui font le mouvement d’une entreprise.</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Ainsi, l’eau contrôle le feu : l’actionnaire contrôle l’équipe dirigeante. </li><li>Le feu contrôle le métal : parfois, les dirigeants prennent des décisions alors que le juge (le contrôle de gestion ou le juridique) conseille l’inverse.</li><li>Le métal contrôle le bois : le juridique doit limiter la conquête trop vorace. </li><li>Le bois contrôle la terre : le commercial bouscule, à certains moments, l’opérationnel (de la même façon que le guerrier réquisitionne les paysans dans certaines situations). Cela ne marche pas toujours du premier coup, cela peut épuiser les troupes, mais finalement, la terre digère. </li><li>La terre contrôle l’eau : la terre est le lit du fleuve. L’actionnaire a besoin des collaborateurs, et sa première mission, c’est la <strong>fidélisation</strong>. </li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer, et si vous souhaitez instiller un peu de cette <strong>théorie des 5 éléments chinois</strong> dans votre <strong>entreprise</strong>, voici le conseil qu’Olivier donne à tous les <strong>managers</strong> : le plus important, c’est <strong>l’équilibre dans le temps</strong>. En fait, ce que la <strong>sagesse</strong> <strong>chinoise</strong> sait, c’est ceci : la seule chose qui ne change pas, c’est que <strong>tout change en permanence</strong>. Ce qui marche à un moment donné, ne marchera peut-être plus dans 6 mois, et c’est normal. L’impermanence des choses est ce qui fait <strong>l’équilibre</strong>. Le <strong>cycle de l’empereur </strong>fonctionne ainsi : tous les 6 mois, il relance un nouveau cycle. 4 mois d’écoute de ses conseillers, 2 mois de réflexion, isolé dans un jardin, puis transmission de ses décisions. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et si l’on s’en inspirait un peu ? Le manager, le feu, doit travailler par battements (rappelez-vous, le feu, c’est aussi le cœur). Il éclaire et donne du sens pour faire la <strong>connexion</strong> entre <strong>l’ultime</strong> et <strong>l’intime</strong>, il chauffe en donnant l’envie et la joie, mais il peut aussi brûler, d’où l’utilité d’alterner entre différents temps (je vous parle d’ailleurs toujours de la <strong>fréquence</strong>). <br/></p>


<ul class="wp-block-list"><li>Temps 1 : <strong>l’écoute</strong>. Écouter ses collaborateurs de façon <strong>ritualisée</strong> (outil : <strong>1 à 1</strong>) ;</li><li>Temps 2 :<strong> la</strong> <strong>réflexion</strong>. C’est la question primordiale : prenez-vous le temps, à la manière de l’empereur, de vous réserver de vrais temps pour réfléchir, seul ? (outil : <strong>organisation</strong>) ;</li><li>Temps 3 : <strong>la</strong> <strong>transmission</strong>. Communiquer, transmettre et parler vraiment à vos équipes (outils : <strong>DISC</strong>, <strong>charisme</strong>, <strong>feedback</strong>).</li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que cet article sur <strong>les 5 éléments chinois dans l’entreprise</strong> selon <strong>Olivier Bérut</strong> vous aura inspiré autant que moi. Si vous souhaitez en discuter, RDV sur le <a href="https://forum.outilsdumanager.com/">forum ODM</a>. Et pour écouter d’autres interviews aussi enrichissantes que celles-ci, n’oubliez pas de vous <a href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/outils-du-manager-tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu/id307927669">abonner au podcast</a> !</p>
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		<title>Manager son manager : la méthode en 6 étapes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 09:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manager son manager, en voilà une drôle d’idée… Pourtant, c’est ce à quoi aspirent les 70 % de Français qui sont insatisfaits de leur manager. Si vous êtes agacé, que vous trouvez que votre manager est nul, que votre manager est mauvais, vous êtes soit complètement démotivé, soit au bord de la crise de nerf. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manager son manager</strong>, en voilà une drôle d’idée… Pourtant, c’est ce à quoi aspirent les 70 % de Français qui sont <strong>insatisfaits</strong> <strong>de leur manager</strong>. Si vous êtes <strong>agacé</strong>, que vous trouvez que <strong>votre manager est nul</strong>, que <strong>votre manager est mauvais</strong>, vous êtes soit complètement <strong>démotivé</strong>, soit au bord de la crise de nerf. Voici une <strong>méthode </strong>en 6 étapes pour vous aider à reprendre le contrôle de la situation, et à <strong>manager votre manager</strong> sans vous le mettre à dos.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi faut-il apprendre à manager son manager ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Avant de commencer cet article, je dois préciser une chose très importante. Je ne parle pas ici d’un boss ayant des agissements contraires à la loi (racisme, sexisme, discrimination, harcèlement…). Dans ce cas, la seule chose à faire est de le dénoncer aux RH ou à votre N+2. On est bien d’accord. Là, je parle du boss qui a un <strong>comportement inefficace</strong>, ou un comportement qui ne vous convient pas. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si vous êtes ici, c’est que vous avez <strong>envie de changement</strong>. Des <strong>travailleurs mécontents de leurs managers</strong>, il y en a des milliers. Mais ces milliers-là ne sont pas tous en train de lire cet article (malheureusement pour moi !). Vous qui êtes ici, vous avez donc certainement déjà en tête l’idée qu’il est possible d’y faire quelque chose. Je suis d’accord avec vous.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La position d’ODM, ça n’est pas de <strong>critiquer les managers</strong>, ni de hurler avec les loups pour souligner à quel point ils sont mauvais. Ce n’est pas la bonne adresse. Nous sommes ici pour rendre les<strong> managers meilleurs</strong>, pas pour vous aider à saboter votre carrière en critiquant votre boss. Il est impossible pour nous de vous conseiller de vous rebeller contre votre boss, de le <strong>critiquer en public</strong>, et de lui faire du <strong>feedback </strong>négatif alors qu’il ne vous l’a pas demandé. Ou même de lui montrer à quel point vous savez <strong>mieux manager</strong> que lui. Je ne connais personne à qui cette méthode a profité sur le long terme.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Non, notre objectif à nous, c’est d’apprendre à des <strong>managers</strong> ou à des <strong>collaborateurs</strong> à manager leur propre manager, avec de vraies <strong>techniques de management</strong>, mais dans le <strong>respect</strong> et la subtilité. Parce que voilà en quoi nous croyons : manager son manager, ce n’est pas le changer, lui. C’est <strong>changer</strong><strong> la relation</strong><strong> que vous avec lui</strong>. Voici les 6 étapes.<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 1 : Avoir le bon mindset et changer vos habitudes</h2>


<p class="wp-block-paragraph">J’aurais pu séparer ces deux <strong>conseils</strong>, mais en fait, je crois très fort que notre <strong>mindset </strong>nous fait agir, et que nos<strong> actions</strong> transforment notre mindset. Les deux se nourrissent. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si cela fait longtemps que <strong>votre supérieur vous agace</strong>, ou que vous le trouvez nul, ou tout simplement que vous voudriez remettre certaines choses au point, il y a fort à parier que votre <strong>seuil d’irritabilité</strong> soit élevé. Et dans ce cas-là, on a tendance à faire deux choses qui soulagent, mais qui enveniment la situation :<br/></p>


<ol class="wp-block-list"><li><strong>Le gossiping</strong> : ça, c’est la première <strong>habitude à changer</strong> si l’on veut pouvoir manager son manager, ou du moins <strong>améliorer ses relations </strong>avec lui. C’est difficile d’y résister, parce que ça a une vraie fonction : ça fait <strong>baisser votre niveau de stress,</strong> et ça vous rassure quand d’autres <strong>collègues</strong> acquiescent à vos plaintes. Ça peut même renforcer votre sentiment d’être apprécié <strong>au sein de votre équipe</strong>&#8230; Alors que c’est plutôt négatif. Cela ternit votre image : personne n’aime vraiment celui ou celle qui <strong>se plaint</strong> tout le temps sans<strong> passer à l’action</strong>. Cela vous empêche de passer à l’action : plus vous accumulez officiellement de charges contre votre boss, plus il vous est difficile ensuite d’entreprendre des actions positives pour <strong>faire évoluer la situation</strong>, parce que vous vous êtes créé un personnage d’opposant. Et en plus, à force, vous vous êtes aussi créé un <strong>schéma mental</strong> à son sujet. C’est-à-dire que vous avez fait gonfler dans votre esprit une caricature de ce qu’il est en réalité. Pour vous, il est donc devenu un ennemi tellement imposant qu’il est impossible de le voir autrement.<br/><br/></li><li><strong>Manifester votre désaccord en public</strong> : et celle-ci, c’est la deuxième habitude à perdre. C’est normal et sain de <strong>ne pas être d’accord </strong>avec tout, mais quand cela concerne votre <strong>supérieur hiérarchique</strong>, ça n’est jamais positif de <strong>l’exprimer en public</strong>. Il y a trop de risques que cela mette <strong>votre carrière</strong> en danger. Si vous n’êtes pas d’accord avec ça, ou que vous aimeriez trouver d’autres manières d’exprimer votre désaccord, je vous conseille d’écouter cet épisode du podcast Outils du Manager : « <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/pas-daccord-avec-mon-boss/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pas d’accord avec mon boss </a>». J’y explique comment exprimer son désaccord tout en ménageant sa carrière. Il y a des règles de base : le faire rapidement et pas trop tard, poser des questions pour comprendre, ne jamais s’opposer pendant la mise en action alors qu’on était d’accord lors de la décision, par exemple. </li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Ces deux habitudes-là sont des habitudes à perdre, et il y en a une troisième, qui est à prendre : <strong>démarrer un journal de bord. </strong>Pour remplacer les <strong>altercations en public</strong> et le gossiping, essayez de les remplacer par des séances de défoulement par écrit dans votre<strong> journal</strong>. Parce que non, l’idée n’est pas de devenir un saint qui ne pense que du bien de son manager. L’idée, c’est d’<strong>améliorer vos relations</strong>, et d’apprendre à manager votre manager intelligemment. Et si cela doit passer par la redirection de quelques reproches acerbes, très bien, mais mieux vaut que cela reste privé !</p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 2 : Faire le bilan</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>but </strong>de ce<strong> bilan</strong>, c’est de faire un point vraiment précis, une « photo » à un instant donné de votre carrière, pour trouver vos <strong>pistes de changement </strong>sans tomber dans la culpabilité, ni dans la déresponsabilisation. L’objectif n’est pas de déterminer vos forces et vos faiblesses, mais de <strong>prendre en main votre situation </strong>de manière réfléchie : « où j’en suis, et qu’est-ce que je veux, là, maintenant, pour ma carrière ? ». Si vous ne le faites pas, vous risquez de partir dans tous les sens. Vous devrez irrémédiablement y passer un peu de temps. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a plusieurs méthodes pour y arriver. Dans la formation <a href="https://cedric.systeme.io/descMTM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manage ton manager</a> (qui est en promotion cette semaine, je vous en reparle plus loin), j’en propose 3 complémentaires, à faire par écrit également :</p>


<ul class="wp-block-list"><li><strong>le diagnostic de douleur</strong> : déterminer l’émotion négative la plus forte que vous ressentez ;</li><li><strong>le diagnostic de flow</strong> : l’élément du <a href="https://cedric.systeme.io/tr/2/7021/200419152/4321369/991499729ad955510394f6543ec2e0e4c8141e1" target="_blank" rel="noopener noreferrer">flow</a> (expérience optimale) qui vous manque le plus ;</li><li><strong>le diagnostic de sens </strong>: la définition du bon job pour vous, et sa composante la plus importante. </li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">L’autre avantage de ce bilan, outre de mettre de l’ordre dans vos pensées, c’est qu’il vous permettre d’éclairer vos <strong>zones de pouvoir</strong>, celles à partir desquelles vous pourrez manager votre manager. On en reparle dans les paragraphes suivants.<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 3 : Analyser votre boss en profondeur</h2>


<p class="wp-block-paragraph">L’une des raisons pour lesquelles, au début de ma carrière, j’ai souvent <strong>détesté mes chefs</strong>, c’est que je n’aimais pas savoir qu’ils m’étaient <strong>supérieurs</strong> alors que j’étais <strong>meilleur </strong>dans certains domaines. Ce que j’aurais dû comprendre, c’est que ce n’était pas <strong>injuste</strong> : c’est normal.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Nos « supérieurs » ne nous sont pas supérieurs en tout. <strong>Ils ne sont pas meilleurs que nous</strong>. Leur valeur n’est pas supérieure à la nôtre, ni personnellement, ni pour l’<strong>entreprise</strong>. Le vocabulaire nous trompe. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Ils ont simplement deux tâches supplémentaires : celle de <strong>coordonner l’équipe</strong>, et celle de porter la co-<strong>responsabilité</strong> de la<strong> performance</strong> de l’équipe. Et pour ça, ils ont des <strong>outils hiérarchiques</strong> : les <strong>sanctions</strong>, l’attribution du <strong>travail</strong>, des <strong>congés</strong>, les <strong>primes</strong>, les <strong>promotions</strong>, etc.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Quand j’ai intégré ça, tout m’a paru beaucoup plus clair et moins injuste. C’est un chemin de déconstruction à faire, parce que ces <strong>représentations</strong> ont la vie dure : le <strong>supérieur</strong> <strong>hiérarchique</strong> est en haut de la <strong>pyramide</strong>, il a des signes de <strong>pouvoir…</strong> Alors qu’en fait, il est humain, avec ses forces et ses faiblesses. Une fois ce niveau de compréhension atteint, on peut passer à l’analyse en profondeur. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si vous n’êtes pas familier du modèle <strong>DISC</strong>, c’est vraiment le moment de vous y intéresser. Il s’agit d’un modèle d’analyse des <strong>modes</strong> <strong>de</strong> <strong>fonctionnement</strong>, décliné en quatre profils. Chez ODM, on a enregistré des tonnes de podcasts sur le sujet (que vous pouvez donc trouver grâce à la barre de recherche du site), mais aussi des articles, et puis surtout, on vous propose de <a href="https://www.outilsdumanager.com/test-disc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">passer le test</a> pour connaître votre <strong>profil</strong>.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Connaître son <strong>profil</strong> <strong>DISC</strong>, celui de ses collègues et de son boss, c’est très important. Cela vous permettra de comprendre pourquoi ça frotte parfois entre vous, mais aussi de modifier quelques-unes de vos <strong>croyances</strong>. La vraie puissance de ce <strong>test</strong>, c’est qu’il nous fait réaliser la chose suivante : nous fonctionnons vraiment tous différemment, nous n’accordons pas la même importance aux mêmes choses, nous n’avons pas tous les mêmes peurs, les mêmes motivations, les mêmes points sensibles, etc. Donc, si ça frotte, ce n’est pas toujours parce que l’un est de mauvaise fois (c’est même plutôt rarement le cas). Par contre, cela signifie surtout qu’en comprenant <strong>comment l’autre fonctionne</strong>, ce qui le motive, ce qui le ferme, ce qui l’enthousiasme, vous pouvez <strong>adapter votre communication</strong> et votre <strong>influence</strong> pour <strong>améliorer vos relations</strong>. Dans la formation MTM, vous trouverez d’ailleurs une analyse spécifique des modes de fonctionnement de chacun des types DISC en position de supérieur hiérarchique. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Avec cette connaissance de vous et de <strong>votre chef</strong>, vient aussi une prise de conscience : il y a d’autres <strong>formes de pouvoir </strong>que le <strong>pouvoir hiérarchique</strong>, et l’une en particulier qui est à votre disposition,<strong> l’influence</strong>. Et c’est cela qui va vous permettre de <strong>passer à l’action</strong>. </p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 4 : Déterminer votre espace d’action</h2>


<p class="wp-block-paragraph">L’<strong>espace d’action</strong>, c’est ce que j’appelle aussi les <strong>zones de pouvoir</strong>. Bien sûr, vous n’allez pas inverser les choses et retirer son <strong>pouvoir hiérarchique </strong>à votre <strong>supérieur</strong>. Non, l’objectif en définissant vos <strong>zones de pouvoir</strong>, c’est de vous approprier des zones précises (des missions, des moments, des tâches, des compétences…) qui n’intéressent pas votre supérieur, ou dans lesquelles il n’est pas bon.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Par exemple : vous êtes en permanence <strong>énervé contre votre boss</strong>, parce qu’il ne sait pas <strong>communiquer</strong>, alors que vous adorez ça. L’idée est donc d’entreprendre des actions et des discussions qui vont influencer votre boss à lâcher un peu cette tâche-là. Mais attention ! Il ne faut pas y aller frontalement. Référez-vous au mode d’emploi de votre <strong>patron</strong>. C’est un Consciencieux ? Ne pointez pas son travail mal fait, cela va l’angoisser et le braquer ! Pour orienter vos actions ou vos discussions, essayez toujours de comprendre comment il fonctionne. Si votre patron est Consciencieux, il ne communique pas « mal » par plaisir ou pour embêter tout le monde, mais probablement par sens du devoir, par exemple. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Je ne peux pas décliner tous les exemples ici, parce que chaque situation est vraiment singulière. Mais voilà l’idée : <strong>votre chef n’est pas bon</strong> partout, pas supérieur en tout, et il ne peut pas s’occuper de tout. <strong>Manager son manager</strong>, ce n’est pas prendre sa place, c’est aménager votre relation avec lui pour améliorer votre place à vous. Vous avez la possibilité de <strong>gagner de l’influence</strong>, des <strong>responsabilités</strong>, ou du <strong>sens</strong> supplémentaire dans votre travail. Avec du recul, de la réflexion, et de l’analyse, vous avez le pouvoir de mieux comprendre votre situation et de la changer. </p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 5 : Agir en OTF</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Je parle d’OTF pour <strong>Objectif</strong>&#8211;<strong>Tracking</strong>&#8211;<strong>Feedback</strong>. C’est un moyen de :</p>


<ol class="wp-block-list"><li>rester focalisé sur <strong>votre objectif</strong> ;</li><li>mesurer les <strong>impacts</strong> de <strong>vos actions</strong> ;</li><li>avoir une boucle de retour rapide (ça marche ou ça ne marche pas).</li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Je ne peux pas détailler les actions ici, parce qu’elles sont complètement différentes en fonction des métiers, des situations, des objectifs et des <strong>personnalités</strong> de managé et de manager. Mais une fois le <strong>travail</strong> de <strong>changement</strong> de <strong>mindset</strong>, de <strong>bilan</strong>, d’analyse de <strong>personnalité</strong> et de détermination de <strong>zones</strong> <strong>de pouvoir </strong>fait, elles seront évidentes. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La dernière chose, que l’on travaille vraiment dans la <strong>formation</strong>, en privé parce que c’est très spécifique, c’est d’apprendre à <strong>manager son manager</strong> intelligemment. C’est-à-dire pas frontalement en lui disant « bon, là, il faut qu’on parle, rien ne va », mais en réfléchissant vraiment à la meilleure façon de l’influencer. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Attention ! <strong>Influencer</strong>, ça n’est pas <strong>manipuler</strong>. Influencer, ça n’est pas tromper. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Influencer, c’est <strong>modifier son propre comportement</strong> pour l’adapter à celui de l’autre : à ce qui lui parle, à ce qui le met à l’aise et dans de bonnes dispositions pour <strong>travailler ensemble.</strong> En fait, on le fait déjà un minimum naturellement et tous les jours lorsque l’on est poli, que l’on sourit, que l’on modifie notre ton ou notre regard… <strong>L’art de l’influence </strong>(et du <strong>charisme</strong>), ça part de tout ça, pour arriver à une modification des comportements de chacun, et une meilleure <strong>harmonie</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Donc, OTF : </p>


<ul class="wp-block-list"><li><strong>Objectif</strong> : ne le choisir qu’après toutes les étapes validées, et choisir une date butoir ;</li><li><strong>Tracking</strong> : à la date choisie, vérifier les <strong>résultats</strong> sur deux critères principaux, l’obtention de la chose souhaitée (ou la mise en route vers l’obtention de cette chose) et la modification du comportement/de la relation avec votre boss ;</li><li><strong>Feedback</strong> : à soi-même, le plus honnête et rapide possible.</li></ul>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 6 : Faire le point, décider de la suite</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Une fois la démarche OTF effectuée, c’est un peu comme un retour à la case départ, et c’est une bonne chose ! Il est très important que vous refassiez le <strong>bilan</strong>, le même qu’au tout début. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Ça n’a l’air de rien, mais c’est crucial, de <strong>faire des bilans</strong> selon la même <strong>méthode</strong> et de les <strong>comparer</strong>. Cela vous oblige à une exigence de <strong>résultats</strong>, mais aussi à un peu de <strong>patience</strong>. Au lieu de <strong>péter un câble </strong>parce que <strong>votre boss </strong>a encore fait quelque chose qui vous agace, vous pourrez vous dire que vous êtes sur le chemin. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et puis, comparer deux bilans selon la même trame permet de mesurer le <strong>chemin</strong> parcouru. On oublie souvent quelle était la situation initiale. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et enfin… Une fois ce bilan de clôture fait, reprenez un nouvel objectif et une nouvelle démarche d’amélioration ! Être en perpétuel <strong>mouvement</strong> est le meilleur moyen de ne pas <strong>s’ennuyer</strong> et de ne pas monter en <strong>frustration</strong> dans son <strong>travail</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Voilà pour la méthode en 6 étapes !</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Mindset ;</li><li>Bilan ;</li><li>Analyse ;</li><li>Zones de pouvoir et objectifs ;</li><li>OTF ;</li><li>Bilan.</li></ul>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manager son manager</strong>, c’est un bel <strong>objectif</strong>, mais qui demande évidemment du <strong>travail</strong>, de l’engagement et du <strong>temps</strong>. Si vous souhaitez être guidé pas à pas dans cette <strong>démarche</strong>, c’est possible. Je l’ai évoqué à quelques reprises au fil de l’article : une toute nouvelle <strong>formation</strong> a vu le jour chez ODM, la <strong>formation</strong> MTM (<strong>Manage ton manager</strong>). C’est bien sûr beaucoup plus complet que ce qui est décrit ici : avec tous les avantages d’un <strong>coaching</strong> précis, qui décortique point par point le <strong>manager</strong>, sa <strong>relation</strong> avec le managé, les <strong>profils</strong>, les adaptations pour chaque situation, etc. La formation vous donne accès à des vidéos, des documents à télécharger, et à une partie privée du forum ODM dans laquelle vous pourrez échanger entre élèves et avec moi. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Voilà, si vous avez envie de passer à l’action, vous le pouvez.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Pour apprendre à <strong>manager son manager</strong> de manière bien spécifique, c’est ici : <a href="https://cedric.systeme.io/descMTM" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://cedric.systeme.io/descMTM</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et si vous souhaitez simplement vous familiariser avec le style ODM, voici le lien d’inscription à ma newsletter : <a href="https://cedric.systeme.io/ContactsPrives" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://cedric.systeme.io/ContactsPrives</a><br/></p>
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		<title>Transparence en entreprise &#124; Comment trouver l&#039;équilibre ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 07:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La transparence en entreprise, c’est une idée à la mode en ce moment. Comme souvent avec les tendances, le concept est à la fois intéressant parce qu’il reflète une réalité sociétale, mais aussi vague, parce que repris à toutes les sauces. La transparence qui nous intéresse chez ODM, c’est la transparence au sein de l’entreprise, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La <strong>transparence en entreprise</strong>, c’est une idée à la mode en ce moment. Comme souvent avec les tendances, le concept est à la fois intéressant parce qu’il reflète une <strong>réalité sociétale</strong>, mais aussi vague, parce que repris à toutes les sauces. La transparence qui nous intéresse chez ODM, c’est la transparence au sein de l’entreprise, en interne. Faut-il (et peut-on ?) être 100 % <strong>transparent et authentique en entreprise</strong>, avec ses <strong>collègues</strong>, ses<strong> collaborateurs</strong>, ses <strong>managers</strong> ? Doit-on <strong>tout se dire</strong> ? Doit-on fluidifier toutes les interactions « au feeling », doit-on chercher le <strong>naturel</strong> pour <strong>se libérer des contraintes </strong>? Je me suis penché sur la question, d’abord en réflexion, puis via quelques <strong>exemples concrets</strong> de la vie quotidienne en entreprise. Objectif : plus de précision, histoire de savoir de quoi on parle exactement, et comment ça se décline dans la réalité, sur le terrain et dans les situations de tous les jours.<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">La transparence en entreprise : un outil de management ?</h2>


<h3 class="wp-block-heading">Authenticité et transparence en entreprise : pour ou contre ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, la question n’est pas tout à fait là. Déjà, on ne peut pas se la poser de cette façon, parce que qui répondrait par la négative ? Qui oserait dire tout en bloc « Moi, je suis carrément contre la <strong>transparence en entreprise</strong> » ? C’est comme avec beaucoup de concepts tendances, si on est anti-bienveillance par exemple, on perd tout de suite beaucoup en crédibilité. Et c’est normal ! On a quand même tous plus ou moins envie de travailler dans un <strong>environnement agréable</strong>, où l’on ne redoute pas en permanence le <strong>mensonge</strong>, et où l’on se sent plutôt <strong>en accord avec ses valeurs</strong>. Là-dessus, je suis bien d’accord avec la tendance.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La question, c’est plutôt de se demander ce que l’on met derrière le concept de <strong>transparence</strong>. Parce que, dit comme ça, c’est un peu flou. J’ai quelquefois reçu des critiques à ce sujet sur les outils que je transmets dans mes <strong>formations</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, certains me disent « Mais moi, ça ne me parait pas du tout <strong>naturel</strong> toute cette organisation. C’est trop contraignant, je préfère <strong>communiquer</strong> au feeling avec mes collaborateurs, c’est plus <strong>authentique</strong> que d’organiser des 1 à 1 chaque semaine ». </p>


<p class="wp-block-paragraph">Ou « Je ne vois pas pourquoi je mettrais en place des feedbacks alors qu’on se dit déjà tout, <strong>en toute transparence</strong>, avec mon équipe ». </p>


<p class="wp-block-paragraph">Ou encore « Franchement, tout devrait pouvoir se dire en groupe, il n’y pas de raison d’organiser des entretiens individuels. Mes collaborateurs se sentent <strong>libres</strong> de parler les uns devant les autres, <strong>pas de secret</strong> ! ».<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Je comprends d’où viennent ces points de vue, et j’ai envie d’y répondre. </p>


<h3 class="wp-block-heading">La transparence en entreprise, ça n’est pas naturel</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Ma réponse, c’est qu’on ne parle pas de la même chose. Manager, c’est un métier, avec des techniques. Le concept de métier en lui-même n’est <strong>pas naturel</strong>, il n’existe pas dans la nature, comme ça, tout seul. Les outils d’Outils du Manager ne sont donc, en effet, pas des outils naturels : c’est antinomique. Ils ont pour objectif d’aider le manager à remplir ses deux missions : <strong>la rétention</strong> (fidélisation des collaborateurs) et le <strong>résultat </strong>(performance). Si ces deux missions ne sont pas remplies, <strong>l’entreprise</strong> n’existe pas, les postes des managers et des collaborateurs non plus, donc la question ne se pose plus. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La base, c’est ça, et ça dit beaucoup : en fait, ça dit que <strong>l’entreprise, ça n’est pas naturel. </strong>C’est un monde à part, avec un <strong>fonctionnement</strong> a minima formalisé. Oui oui, même dans les entreprises libérées, sans hiérarchie, etc. À partir du moment où l’on décide de <strong>travailler ensemble</strong> vers un objectif commun (en plus de l’objectif individuel qui est déjà de gagner sa vie), on se contraint forcément les uns les autres. Sinon, on pourrait dire que : </p>


<ul class="wp-block-list"><li>« Oh bah non, moi, j’ai envie de conduire <strong>au feeling</strong>, le code de la route, c’est pas trop mon truc… Donc je vous le dis <strong>en toute transparence</strong> chef, je vais faire des excès de vitesse, pardon d’avance pour les contraventions ! » :</li><li>« Moi, vraiment, me lever le matin pour parler avec mes collaborateurs, ça me coûte beaucoup. Ma personnalité ne va pas dans ce sens, donc je vais manager sans leur parler. Faire le contraire, ce serait <strong>mentir </strong>sur qui je suis… » ;</li><li>« Vraiment, Hilda, je ne sais pas pourquoi le boss t’a embauchée, je te déteste et je trouve vraiment que tu bosses comme un pied. Excuse-moi, mais je tiens beaucoup à avoir une <strong>communication transparente</strong>, tu comprends ? ».</li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, ces exemples sont mille fois exagérés et je grossis le trait volontairement. Ce que je dis, c’est tout simplement qu’en entreprise comme dans la vie, on vit ensemble et on trouve des limites, des règles « pas naturelles » pour que ça se passe bien. Faire l’inverse, en tant que manager, c’est risquer de devenir injuste et inefficace. Déjà, cela voudrait dire qu’on managerait en fonction de nos affinités naturelles avec les collaborateurs. Ça n’est évidemment souhaitable pour personne…</p>


<h3 class="wp-block-heading">Un outil de management, ça n’est pas transparent</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Je comprends aussi que se mettre à appliquer des <strong>outils de management </strong>quand on ne l’a jamais fait, cela puisse paraître étrange. On a l’impression de <strong>manquer de spontanéité</strong>, de ne pas être « vrai » avec ses collaborateurs, comme on l’a toujours été. D’autant plus que les Outils du Manager reposent sur la <strong>structure</strong>, la <strong>fréquence</strong>, et les <strong>rituels</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Le problème de cela, c’est que manager sans outil, au feeling, c’est un peu égoïste… </p>


<p class="wp-block-paragraph">Si vous décidez que votre <strong>management</strong> doit être fluide, libre, naturel, authentique et spontané, ça vous regarde. Mais quid du feeling des autres ? Comment on s’organise pour respecter les limites de chacun, si tout le monde marche à la spontanéité ? Si vous décidez d’un coup que vous devez voir Hubert, parce que là, maintenant, vous êtes particulièrement motivé pour travailler sur tel projet, il doit laisser tomber sa soirée en famille ? Et vous, vous devez être dispo à n’importe quel moment pour répondre en toute transparence aux questions de Sidonie, la dernière arrivée de l’équipe ?<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Non, évidemment, ça n’est pas possible. C’est pour ça qu’il est primordial d’arrêter de refuser d’apprendre, et d’accorder de l’importance aux <strong>méthodes</strong>, aux <strong>outils </strong>testés et approuvés par les autres, même si ça n’est pas votre truc. Oui, parfois, ça manque de spontanéité. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Parfois, ça manque de <strong>transparence</strong>. L’outil, c’est justement ce qui sert à canaliser le message, à supprimer le superflu, l&rsquo;inefficace ou le trop intime. Nous ne savons pas vraiment qui nous sommes. Nous sommes un ensemble de pulsions parfois contradictoires, et nous changeons selon les moments et notre environnement. Céder à tout cela en permanence, <strong>être transparent</strong> et à découvert quelle que soit la personne avec qui nous interagissons est une porte ouverte au ridicule, au conflit et à l&rsquo;incompréhension. </p>


<h2 class="wp-block-heading">La transparence en entreprise en 5 exemples concrets</h2>


<h3 class="wp-block-heading">Exemple 1 : « Mon collaborateur me demande moins de contraintes »</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un <strong>collaborateur</strong> vous parle de son désir d’<strong>authenticité</strong>, qu’il se sent trop cadré, qu’il en a marre des 1 à 1, cela peut être difficile à gérer, surtout si vous-même êtes satisfait et convaincu de l’efficacité de votre <strong>management</strong>. Voilà la réponse que je vous propose : « Je comprends ce que tu me dis. Et d’une manière générale, je suis content que les membres de l’équipe puissent interagir de manière relativement naturelle et authentique. Mais ce désir d’authenticité ne peut pas menacer la nécessité pour l’entreprise de <strong>se développer</strong> et de rester efficace. Sans développement et sans efficacité, notre entreprise est menacée à terme. Et ton authenticité à toi n’est pas celle des autres, donc pour ne pas s’écraser les uns les autres, il faut qu’on continue de faire des compromis, et de se rencontrer régulièrement ». <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">C’est-à-dire que cette recherche d’authenticité peut avoir lieu seulement quand sont remplis les impératifs de<strong> performance</strong> et de <strong>pérennité</strong> de l’entreprise, pas avant. Et les comportements qui génèrent cette performance collective ne sont pas des comportements naturels. Ils doivent avant tout être appris. Toute chose qu’on apprend génère un peu d’inconfort au début. Une fois qu’elle est apprise et intégrée, l’inconfort disparaît. </p>


<h3 class="wp-block-heading">Exemple 2 : « Je ne me sens pas en phase avec les valeurs de mon entreprise »</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Que faire lorsqu’on ne se sent pas en phase avec les <strong>valeurs de l’entreprise</strong>, ou que ce que vous demande votre supérieur hiérarchique va à l’encontre de vos valeurs ? Faut-il en parler immédiatement, en toute transparence ?<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer plusieurs cas. Lorsque vous n’êtes pas du tout en phase avec l’<strong>éthique</strong>, les <strong>valeurs</strong> et les <strong>pratiques</strong> de votre entreprise, si vous ne parvenez pas à vous convaincre, ne restez pas. Non seulement, vous allez vous faire trop de mal, mais en plus, vous allez devenir un manager cynique. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Mais dans d’autres circonstances, lorsque vous adhérez globalement aux valeurs, cela ne veut en aucun cas dire que vous allez quitter votre entreprise dès qu’elle vous demandera de faire des choses difficiles, ou qui vont occasionner des conflits avec un ou plusieurs collaborateurs. En tant que manager, vous devrez fréquemment avoir des confrontations avec vos collaborateurs, les contraindre, et il vous faudra même parfois licencier. Cela fait partie du jeu. Si vous n’acceptez pas cette partie difficile, vous ne serez pas un bon manager. <br/></p>


<h3 class="wp-block-heading">Exemple 3 : « J’ai un conflit de valeurs avec un collaborateur »</h3>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai parfois des messages de managers qui sont en conflit avec des collaborateurs parce que ceux-ci ne « se sentent pas » de faire telle ou telle chose. C’est souvent le cas quand l’écart d’âge est grand. Loin de moins l’idée de stigmatiser des générations entières, mais la réalité est là : la société évolue, l’enseignement, la culture, les valeurs aussi. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Une des définitions d’être authentique, c’est : « fidèle à sa propre personnalité ou à son propre esprit ». Je pense que c&rsquo;est cette définition-là qu’un jeune qui commence dans la vie active utilisera pour refuser quelque chose qu’on lui demande.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Mais là encore, attention ! La notion d’authenticité évolue avec l&rsquo;âge ! Si vous restez authentique avec votre personnalité de 25 ans jusqu&rsquo;à ce que vous ayez 40 ans, cela signifie que vous refusez d’évoluer et de perdre votre naïveté ! Personnellement, j’ai complètement changé entre ces deux âges-là, et heureusement que j’ai laissé faire ce processus, en acceptant parfois de faire des choses que je n’aurais pas faites naturellement. Je me serais privé de grandes opportunités d’apprentissage. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai une citation intéressante pour un jeune un peu rigide sur ses principes théoriques : « Celui qui apprend tout ira plus loin que celui qui sait tout ».<br/></p>


<h3 class="wp-block-heading">Exemple 4 : « Mon collaborateur me demande plus de transparence »</h3>


<p class="wp-block-paragraph">La phrase-type, c’est le collaborateur qui demande : « S’il te plaît, sois spontané, dis-moi ce que tu penses de moi, franchement ? ».<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il ne faut pas répondre à cette injonction, pas comme ça. Il faut toujours réfléchir, parce que le risque de la transparence absolue et de la spontanéité, c’est de cracher son jugement (positif ou négatif) sans forme. Lorsque nous critiquons, la tendance est souvent d&rsquo;attaquer personnellement le destinataire, plutôt que de s&rsquo;attaquer au comportement problématique qu&rsquo;il présente. Lorsque nous encensons, c’est souvent notre admiration, en lien avec nos propres insécurités ou « jalousies » qui s’exprime. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Donc, répondre à cette question, pourquoi pas, mais en parlant comportement et non personnalité. Pour éviter cela, je conseille vraiment notre outil feedback en 4 parties. Il n’est peut-être pas naturel au début, mais il est plus efficace et respectueux que n’importe quel jugement spontané. À ce sujet, je vous conseille aussi d’écouter l’épisode de notre podcast qui s’appelle <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/%EF%BB%BF214-crucial-conversations-dagmar-doring-riva/">« Conversations Cruciales »</a></p>


<h3 class="wp-block-heading">Exemple 5 : « Je me sens mal quand je cache des choses à mes collaborateurs »</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Celle-là, c’est LA grande question de la <strong>transparence en entreprise</strong>. Alors, faut-il tout dire ?<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Absolument pas. Et c’est impossible. En tant que manager, vous allez savoir des choses que vous ne pourrez pas divulguer à vos collaborateurs. Cela fait partie du poste. Aller à l’encontre de ce principe, c’est aller à l’encontre de votre entreprise. Vous avez donc un devoir de confidentialité qui, implicitement, rend impossible la <strong>transparence totale</strong>. Maintenant, l’opposé, qui serait une opacité complète ou un pouvoir tiré de la rétention d’informations est tout à fait contre-indiqué. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La question à vous poser, c’est « Que veut dire cette information pour mon collaborateur et comment la lui transmettre pour augmenter la performance de l’équipe et sa fidélisation ? ». Vos collaborateurs, les bons, n’attendent pas de leur manager de la transparence. Ils attendent 3 choses : de la <strong>clarté</strong>, de la <strong>confiance</strong>, et de la<strong> justice</strong>. Vous devez donc être prévisible, tenir vos engagements et leur faire tenir les leurs. <br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Trouver l’équilibre entre efficacité et transparence en entreprise</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs du <strong>travail en entreprise,</strong> et en particulier du <strong>management</strong> (Rétention &amp; Résultat), ne s’appuient pas sur des valeurs individuelles et personnelles. Ils font appel à des valeurs collectives et reposent sur le groupe. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Mais le groupe, l’entreprise, et l’équipe sont aussi des structures humaines, composées d’individus. À ce titre, elles portent aussi les <strong>valeurs humaines </strong>que sont l’<strong>éthique</strong>, l&rsquo;<strong>honnêteté</strong>, la <strong>bienveillance</strong>, etc.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Mon approche est donc de dire qu’il y a des <strong>valeurs d’entreprise</strong> qui donnent naissance à des outils (nos quatre outils : 1 à 1, feedback, coaching et délégation). </p>


<p class="wp-block-paragraph">Quand on me dit que les outils présentés sont trop artificiels ou trop structurés, je réponds que c’est normal. L’entreprise étant un monde collectif, il ne peut pas par définition être adapté complètement à chaque désir individuel. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si je prends pour exemple le 1 à 1 : il est normé, selon des critères qui ont prouvé leur efficacité parce qu’ils améliorent les <strong>relations professionnelles</strong>. Mais la qualité de la relation va aussi dépendre de la <strong>qualité</strong> de l’échange à l’intérieur du 1 à 1. Il y a une infinité de 1 à 1 possibles. Cela dépend de qui parle, de quoi on parle et du moment où on en parle. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Autre exemple avec le feedback :<br/></p>


<ul class="wp-block-list"><li>Quand vous ne citez pas un comportement à l’étape 2, vous tombez dans le jugement ;</li><li>Quand vous ne citez pas un impact dans l’étape 3, vous ne justifiez pas votre demande d’une manière incontestable ;</li><li>Quand vous ne coupez pas la communication après l’étape 4, vous vous exposez à une escalade inutile et augmentez le niveau de stress.</li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">Ça n’est pas un feedback naturel, ni totalement transparent. Vous n’allez pas dire « Tu me gonfles quand tu montes sur tes grands chevaux ! », et heureusement. L’outil est là pour ça. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Bref, vous l’aurez compris, la transparence en entreprise a beau être tendance et sembler très éthique sur le papier, elle ne peut pas être totale. La transparence et l’authenticité absolues dont deux moyens de se perdre, et de finir par manager de façon injuste et égoïste. En entreprise, elles ne peuvent pas être un but en soi : elles sont trop individualistes et doivent passer après les résultats. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si cet article vous a plu, questionné, interpellé, ou même fâché, n’hésitez pas à venir en parler avec nous sur le forum ! Pour commenter, <a href="https://forum.outilsdumanager.com/t/transparence-en-entreprise-comment-trouver-lequilibre-article/1186" target="_blank" rel="noopener noreferrer">c’est ici</a> !</p>


<p class="wp-block-paragraph">Et si vous souhaitez recevoir ce genre de contenu, mais en plus court et plus exclusif directement dans votre boîte mail, <a href="http://bit.ly/CédricW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cliquez ici</a>.<br/></p>
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		<title>3 conseils de management pour motiver son équipe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 07:04:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que tout manager souhaite pour sortir de la crise plus fort, c’est motiver son équipe. Chaque membre de votre équipe réagit probablement différemment à la crise, mais une chose est sûre : entre angoisse, défaitisme et préoccupation, la motivation peut être difficile à trouver. Pourtant, c’est la première chose à travailler. On ne peut [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce que tout <strong>manager</strong> souhaite pour <strong>sortir de la crise</strong> plus fort, c’est <strong>motiver son équipe</strong>. Chaque membre de votre équipe réagit probablement différemment à la crise, mais une chose est sûre : entre angoisse, défaitisme et préoccupation, la motivation peut être difficile à trouver. Pourtant, <strong>c’est la première chose à travailler.</strong> On ne peut pas rester indéfiniment groggy, ni complètement la tête dans le guidon, dans la gestion du quotidien et des catastrophes. <strong>Établir un plan d’action pour sortir de la crise</strong>, c’est le meilleur moyen de mobiliser les troupes et <strong>motiver son équipe</strong>. Voici <strong>3 conseils</strong> pour établir et faire fonctionner ce <strong>plan d’action.</strong></p>


<h1 class="wp-block-heading">Conseil n° 1 : Choisir un axe qui a du sens</h1>


<p class="wp-block-paragraph">La première chose à faire pour<strong> motiver son équipe </strong>à<strong> sortir de la crise</strong>, c’est de choisir un axe. Lorsque tout le monde est un peu perdu quant à la direction à suivre, c’est vous, <strong>le manager</strong>, qui devez prendre le volant. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La clé pour remettre vos <strong>collaborateurs</strong> en route, c’est de les faire <strong>passer à l’action</strong> sans s’éparpiller. Il faut que le <strong>passage à l’action</strong> que vous leur proposez ait du sens, et porte uniquement sur les choses les plus importantes. En <strong>sortie de crise</strong>, on se concentre sur l’essentiel. L’idée n’est pas d’être tout feu tout flamme, et de se dire « ma mission, c’est de rendre tout le monde ultra-enthousiaste, et de foncer ». Attention à ça : vous ne devez surtout pas partir dans tous les sens, parce que cela diluerait complètement <strong>les objectifs </strong>et <strong>l’énergie</strong> de vos collaborateurs. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Donc, première étape : <strong>le brainstorming</strong>. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Ce <strong>brainstorming</strong>, vous n’allez pas le faire en réunissant tout le monde, comme vous le conseillerait n’importe quel magazine de management. Vous risqueriez d’ajouter à la confusion ambiante. Par ailleurs, les <strong>techniques</strong> classiques du brainstorming sont fortement remises en cause par les études scientifiques (Olivier Sibony en parle d’ailleurs dans <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/%EF%BB%BF206-interview-olivier-sibony/?u=1583933332" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cette interview</a> que j’ai réalisée). Je vous propose une <strong>méthode</strong> bien plus <strong>efficace</strong> : demander en <strong>1 à 1</strong>, à chacun de vos collaborateurs donc, de vous donner ses idées. Notez toutes les idées, et ensuite, faites votre propre brainstorming, seul, au calme. À partir de la liste d’idées générée, vous sélectionnerez votre ou vos axes. L’objectif sera de choisir les <strong>priorités</strong> sur lesquelles se concentrer, et de ne choisir parmi celles-ci qu’un ou deux axes. Ce peut être la croissance, la rentabilité, la fidélisation, ou la simplification par exemple. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La deuxième étape : <strong>aligner les actions sur ses axes</strong>.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Une fois l’<strong>axe principal</strong> choisi, il s’agit de décliner les <strong>actions </strong>qui vont dans ce <strong>sens</strong>. Pour cela, vous devez choisir des actions qui remplissent deux conditions :</p>


<ul class="wp-block-list"><li><strong>avoir du sens</strong> pour vos collaborateurs, pour <strong>motiver votre équipe</strong> ;</li><li>avoir un fort <strong>effet de levier</strong>, pour <strong>sortir de la crise</strong>.</li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ici, c’est à la fois de focaliser le <strong>mindset</strong> <strong>de vos collaborateurs</strong> sur l’amélioration, et leurs <strong>initiatives</strong> sur des actions aux<strong> résultats rapides</strong> et visibles. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Une fois le ou les axes défini(s), le point de bascule crucial sera la façon dont vous les communiquerez à l’équipe. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Conseil n° 2 : Raconter une histoire de passage</h1>


<p class="wp-block-paragraph">Je le dis souvent : l’entreprise, c’est le monde de l’action. Oui, mais… Ça n’est pas aussi simple que ça. Je le dis aussi tout le temps, le plus grand pouvoir du manager, c’est <strong>l’influence</strong>. Pas l’autorité, pas la hiérarchie, pas la manipulation. L’influence. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Votre <strong>mission</strong>, a fortiori en <strong>période de crise</strong>, c’est de faire en sorte qu’un groupe d’individus fonctionne (c’est-à-dire qu’il soit efficace et fidèle). Vous ne pouvez pas, si vous souhaitez mener à bien la <strong>transformation</strong> de sortie de crise, leur envoyer un simple mail qui liste les nouveaux objectifs. Vous ne pouvez pas non plus faire une réunion magistrale de 3 heures, armé de votre Power Point, aussi fabuleux soit-il. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Pour que votre plan d’action entraîne VRAIMENT un passage à l’action, il va falloir le <strong>communiquer</strong> de la meilleure des manières : <strong>en racontant une histoire</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de cette méthode, qu’on appelle le <strong>storytelling</strong>, c’est que c’est dynamique, et que cela donne une perspective. Vous pouvez impliquer tout le monde dans la trame de votre histoire. Et pas besoin d’être un conteur hors pair. Il suffit de reprendre la <strong>trame</strong> que je vous ai déjà décrite il y a deux semaines dans mon article <a href="https://www.outilsdumanager.com/4-conseils-pour-bien-manager-en-temps-de-crise/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">4 conseils pour bien manager en temps de crise</a>, et de raconter comment, ensemble, vous allez passer de la stabilité A à la stabilité B. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Voici l’exemple basique, à adapter et à enrichir selon votre histoire : <br/></p>


<ol class="wp-block-list"><li><strong>Situation A</strong> : « Notre entreprise a été bâtie sur ces fondements, des fondements qui ont garanti notre réussite jusqu’ici, grâce à vous » ;</li><li><strong>Crise</strong> : « Aujourd’hui, il nous arrive un événement tragique. Cet événement remet en cause nos fonctionnements. Vous avez déjà été exemplaires pendant cette crise. Bravo et merci ! » ;</li><li><strong>Réaction</strong> : « Notre tremplin pour l’avenir, c’est ce que nous avons bâti jusqu’à présent. C’est notre base » ;</li><li><strong>Transformation</strong> : « Mais il nous faut maintenant franchir un nouveau cap, que je vais vous décrire » ;</li><li><strong>Plan d’action</strong> : « Les actions pour atteindre ce nouveau cap sont : … » ;</li><li><strong>Avenir</strong> : « Cela nous permettra de devenir une nouvelle entreprise : … (décrire les bénéfices) » ;</li><li><strong>Action immédiate à mettre en place dès aujourd’hui/demain </strong>: « Voici la première action à entreprendre : actions individuelles ». </li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">J’espère qu’à la lecture de cette trame basique, vous bouillonnez déjà d’idées ! Franchement, c’est peut-être très personnel, mais je trouve qu’il n’y a rien de plus réjouissant et motivant qu’un bon storytelling ! J’attire votre attention sur le dernier point : l’idée, c’est de faire monter la <strong>confiance,</strong> la <strong>solidarité</strong> et le sentiment d’appartenir à quelque chose pendant les 6 premières étapes de votre storytelling. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Et l’étape 7, c’est le coup de pistolet qui donne le départ de la course. Tout le monde est gonflé à bloc, donc surtout, il ne faut pas faire redescendre la mayonnaise ! Veillez bien à ce que chacun sorte de cette réunion avec une idée précise de ce qu’il doit faire là, maintenant, tout de suite. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Conseil n° 3 : Coacher ses collaborateurs pour motiver son équipe </h1>


<p class="wp-block-paragraph">« Everyone has a plan until they get punched in the mouth ». </p>


<p class="wp-block-paragraph">« Tout le monde a un plan, jusqu’au moment où on prend le premier direct en pleine bouche ». <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Cette citation me vient d’un grand philosophe : Mike Tyson. Bon, ça n’a l’air de rien comme ça, mais en fait, c’est très en lien avec notre question. Tyson explique qu’<strong>avoir un plan</strong>, c’est ce qui fait qu’on monte sur le ring, même contre un adversaire impressionnant. Mais qu’une fois en place, aucun plan ne survit à la vraie confrontation avec l’ennemi. Au premier coup très violent, le plan vole en éclats. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Ce que cela veut dire pour vous, <strong>manager</strong>, c’est que vous aurez beau avoir tout programmé, la réalité brutale risquera toujours d’abîmer votre <strong>plan d’action</strong>. </p>


<p class="wp-block-paragraph">En ressortant de votre <strong>réunion</strong>, si vous avez été bon, tout le monde aura de bonnes intentions, tout le monde sera prêt à faire ce qu’il faut. Jusqu’au moment où les problèmes arriveront et que le quotidien reprendra ses droits. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Bref, faire une belle présentation ne suffit pas. Vous devez <strong>tenir la distance</strong>, <strong>rester solide </strong>dans vos intentions et dans votre cap. Vous devez être vigilant à ce que <strong>votre équipe reste motivée</strong>, et à ce que tout le monde reste aligné sur ce qui a été défini. Pour cela, tout va se jouer dans l’exécution au quotidien. Et votre <strong>outil</strong> pour ça, c’est le <strong>coaching</strong> au cas par cas, le<strong> 1 à 1.</strong><br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Lors de vos premiers 1 à 1 « post-plan d’action », avec chaque collaborateur, il y aura 4 phases :</p>


<ol class="wp-block-list"><li><strong>L’écoute </strong>: vous devez entendre les craintes et les angoisses de vos collaborateurs, les laisser vider leur sac. </li><li><strong>La mise en phase </strong>: à chaque crainte, vous devez essayer de trouver un lien avec le plan d’action. Le plan doit rassurer en répondant à chacune de ces craintes.</li><li><strong>La réponse </strong>: quand vous présenterez des changements, vous devrez faire en sorte qu’ils répondent aux craintes de vos collaborateurs.</li><li><strong>L’action</strong> : une fois assuré que votre plan répond aux craintes, vous pourrez parler de la prochaine action à mettre en œuvre.</li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour vous assurer de tenir la distance, soyez soigneux dans votre<strong> programmation.</strong> L’idéal est d’alterner les<strong> réunions d’équipe</strong> et les <strong>1 à 1 </strong>pour garder tout le monde sur les rails, en adaptant le plus précisément possible votre <strong>communication </strong>à l’état de <strong>motivation</strong> de votre équipe.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Voici donc le <strong>plan</strong> <strong>d’action</strong>, le plan de bataille que je vous propose pour que chacun se remette en selle le mieux possible. Beaucoup de managers m’ont écrit pour me demander comment <strong>motiver</strong> <strong>son</strong> <strong>équipe</strong> à <strong>sortir</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>crise</strong>, alors que certains de leurs <strong>collaborateurs</strong> étaient tout bonnement découragés. En résumé, voici ce que je conseille :<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">1- Construire votre <strong>mindset</strong> ;</p>


<p class="wp-block-paragraph">2- Trouver vos <strong>opportunités</strong> (<a href="https://www.outilsdumanager.com/quelles-sont-les-opportunites-manageriales-dune-crise/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">j’en parle dans cet article</a>) ;</p>


<p class="wp-block-paragraph">3- Les organiser selon votre <strong>axe</strong> <strong>directeur</strong> ;</p>


<p class="wp-block-paragraph">4- Présenter votre <strong>histoire </strong>;</p>


<p class="wp-block-paragraph">5- Suivre l’exécution, <strong>collaborateur</strong> par collaborateur.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Pour aller plus loin, sachez que j’ai créé une <strong>formation</strong> complète à ce sujet, qui vous permettra de mettre en place votre <strong>Management</strong> <strong>par</strong> <strong>Objectifs</strong> en 3 temps : stratégique, tactique, terrain. C’est l’un des piliers pour moi, l’une des <strong>formations</strong> les plus importantes de mon catalogue. Pour en savoir plus, <a href="https://cedric.systeme.io/PresentMPO3T">cliquez ici</a>, une petite vidéo explicative vous résume ce qui vous attend dans la <strong>formation</strong>. À tout de suite !</p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/manon-watine-9b76891a4/">Manon Watine</a> pour ODM</p>
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		<title>Quelles sont les opportunités managériales d’une crise ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2020 07:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’une situation de crise puisse offrir des opportunités managériales, cela peut sembler surprenant. Au premier abord, vous auriez plutôt tendance à vous dire qu’en temps de crise, c’est tout le monde sur le pont, on fait ce qu’on peut et on sauve les meubles… Pourtant, quand je vois la formidable capacité des êtres humains à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Qu’une <strong>situation de crise</strong> puisse offrir des <strong>opportunités managériales</strong>, cela peut sembler surprenant. Au premier abord, vous auriez plutôt tendance à vous dire qu’<strong>en temps de crise</strong>, c’est tout le monde sur le pont, on fait ce qu’on peut et on sauve les meubles… Pourtant, quand je vois la formidable capacité des êtres humains à <strong>s’adapter</strong>, à se réinventer et à créer, je suis persuadé qu’une crise recèle de vraies<strong> opportunités managériales</strong>. Et que certains managers sont à « un coup de boost près » de repartir sur les chapeaux de roue ! On en parle ?</p>


<h2 class="wp-block-heading">Faut-il prendre les aides de l’État pour rebondir après la crise ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement propose des <strong>aides aux entreprises</strong> pour <strong>survivre à la crise</strong>, et c’est une bonne chose pour se rassurer. Mais j’appelle aussi cela un <strong>cadeau empoisonné</strong>. Je ne dis pas qu’il ne faut pas les prendre, je ne critique pas non plus les aides, loin de là ! La question n’est pas politique. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Mais attention à ne pas tomber dans le piège : cet argent ne doit pas tuer votre mindset d’<strong>entrepreneur</strong> ou de <strong>manager</strong>. Comme disent les Américains, « there is no free lunch ». Les aides du gouvernement sont des décalages. Elles permettent de soulager (un peu) les inquiétudes, de retrouver un peu d’optimisme pour <strong>rebondir après la crise</strong>. Mais elles ne doivent surtout pas vous empêcher de vous poser les bonnes questions !<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Elles doivent vous permettre une chose : <strong>saisir des opportunités</strong>. Voilà comment vous devriez voir les choses :</p>


<ul class="wp-block-list"><li>La crise survient. Elle représente une opportunité, voire une obligation de changement ;</li><li>C’est sur cette opportunité que vous devez vous concentrer ;</li><li>En plus, voilà de l’argent qui tombe du ciel et qui vous permet de limiter votre risque ! </li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">L’argent de l’État n’est pas une opportunité, c’est un moyen. Bref, cet argent est un facilitateur (pour se rassurer, mais aussi rassurer les collaborateurs !), mais ça ne doit pas devenir un frein. Les opportunités sont ailleurs.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Les 3 types d’opportunités managériales d’une crise</h2>


<h3 class="wp-block-heading">1. Régler les problèmes de fond</h3>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>En entreprise</strong> comme dans la vie, il y a des choses qu’on remet toujours. On repousse, on finit par oublier un peu, pourtant, les problèmes de fond restent des problèmes. </p>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>En management</strong>, ce sont souvent les <strong>changements</strong> que l’on repousse. On travaille avec des humains, des équipes qui fonctionnent à leur manière depuis des dizaines d’années parfois. Et en tant que manager, on peut avoir peur de la <strong>résistance</strong> que l’on va rencontrer.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, ce qui était nécessaire avant la crise l’est encore plus maintenant. Et en plus, la fenêtre de tir est parfaite. Pourquoi ? Parce que vos collaborateurs sont peut-être un peu perdus ou angoissés. Vous ne pouvez pas les laisser comme ça. C’est le moment de <strong>changer ce qui doit l’être</strong>, de passer les « réformes » qui dorment depuis un moment dans votre esprit, alors qu’elles feraient du bien à vos collaborateurs, à votre entreprise, et accessoirement… à vous !<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a déjà 10 ans (gloups), nous sortions un épisode du podcast avec Lorry, intitulé <a href="https://www.outilsdumanager.com/podcasts/%ef%bb%bf217-developper-le-sens-de-lurgence/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« Le sens de l’urgence »</a>. Je l’ai ressorti et un peu dépoussiéré cette semaine, parce que c’est encore aujourd’hui l’un de mes préférés, et il résonne tout particulièrement avec ce que j’écris sur la crise actuelle depuis quelques mois. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Avoir le sens de l’urgence, cela signifie embrasser la réalité et ses dangers pour créer un <strong>mouvement</strong> permanent d’<strong>adaptation</strong> et d’<strong>amélioration</strong>. L’idée, c’est que <strong>la peur permet le</strong> <strong>passage à l’action</strong>. Et qu’une <strong>confiance en soi</strong> ou en l’avenir trop aveugle empêche d’être en prise avec la réalité. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>manager</strong> doit <strong>générer un sens de l’urgence</strong> au sein de ses équipes ! Bien sûr, vous n’allez pas créer une crise dans votre entreprise à chaque fois que vous avez l’impression que tout le monde s’endort. Ce ne serait pas très éthique… Mais là, c’est du tout cuit ! En tant qu’entrepreneur ou manager, vous devez <strong>sauter sur l’occasion</strong>. Sinon, la vague vous submergera. Or, l’idée, ce n’est pas que vous couliez, c’est que vous surfiez dessus… <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Je ne peux pas faire la liste des changements à votre place. Vous seul savez <strong>ce qui est bon pour votre activité</strong>. Alors remontez vos manches, et sortez la grande liste des changements que vous envisagiez avant la crise, et mettez-la en œuvre. </p>


<h3 class="wp-block-heading">2. Régler les problèmes liés à la crise</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Ces problèmes-là sont aussi très spécifiques à chaque secteur, à chaque entreprise, et même à chaque équipe. Je ne peux à nouveau pas lister <strong>les opportunités</strong> à votre place. Mais une crise telle que celle que nous vivons vient forcément avec son lot d’opportunités. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Le vrai travail à faire, c’est d’abord de laisser aller toutes les angoisses qui concernent <strong>ce sur quoi vous ne pouvez pas agir</strong>. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, <strong>faites face aux faits</strong> : « Avant la crise, tel truc fonctionnait très bien comme ça. Depuis la crise, ça ne fonctionne plus du tout ». <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et ensuite, point par point, <strong>cherchez les opportunités dans chaque problème</strong>. Chaque problème contient une <strong>occasion d’apprentissage</strong>. Et de chaque apprentissage, vous pouvez tirer un <strong>passage à l’action</strong> : arrêter telle chose, modifier telle autre, déplacer, accélérer, ralentir, créer… La crise a eu et aura des effets, mais vous avez prise sur la plupart d’entre eux. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Quelques exemples : </p>


<ol class="wp-block-list"><li><strong>Le télétravail</strong>. J’en ai parlé dans plusieurs articles déjà (<a href="https://www.outilsdumanager.com/covid-19-les-bonnes-pratiques-du-management-a-distance/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">celui-ci</a> par exemple), mais le <strong>travail à distance</strong> « forcé » a été une vraie révélation pour des tas d’entreprises et de salariés. Du point de vue du confort, de la <strong>productivité</strong>, de l’<strong>efficacité</strong>, et même du <strong>management</strong>, la crise a ouvert de vraies pistes de réflexion sur la question du télétravail. </li><li>La vente en ligne ou par téléphone. Je connais un entrepreneur qui encourageait depuis des années son entreprise à vendre par téléphone. Pendant la crise, ils n’ont pas eu le choix, et ils ont découvert que cela marchait très très bien. </li><li>Enfin, dans certaines entreprises, ce sont des <strong>personnalités</strong> qui se sont révélées. Et cela donne des lignes de conduite pour la <strong>relance</strong>.</li></ol>


<h3 class="wp-block-heading">3. Les opportunités de management</h3>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai beaucoup parlé de cela depuis le mois de mars. La crise recèle également de vraies opportunités d&rsquo;<strong>apprentissage sur le management</strong>, sur soi et sur les autres (en l’occurrence, vos collaborateurs). <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Peut-être, d’ailleurs, que vous avez découvert <strong>Outils du Manager</strong> à cette occasion, puisque j’ai sorti mon article-guide des bonnes pratiques de management à distance, mais aussi une <a href="https://cedric.systeme.io/MADdesc" target="_blank" rel="noopener noreferrer">formation complète sur le management à distance</a>.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Si c’est le cas, bienvenue ! J’espère que mon contenu vous aura donné envie de <strong>changer les choses</strong>. Si vous êtes nouveau, vous ne le savez peut-être pas, mais Outils du Manager, c’est aussi <a href="http://bit.ly/Livr-yt" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un livre gratuit à télécharger</a>, <a href="https://forum.outilsdumanager.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un forum</a>, et <a href="http://bit.ly/C%C3%A9dricW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une newsletter privée</a>, pleine de conseils de management. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si vous appliquez déjà les <strong>Outils du Manager </strong>que nous développons depuis plus de 10 ans, je suis presque sûr que, comme moi, ils vous ont été très utiles <strong>pendant le</strong> <strong>confinement</strong>. Personnellement, cela me donne toujours plus foi en un management qui respecte des principes, une régularité, et un vrai engagement. Pas de management « magique » ou « à la papa ». Pas de process ultra-chronophage, mais une vraie organisation centrée sur les relations. La crise a fait revenir la plupart d’entre-nous à l’essentiel, et c’est tant mieux. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La semaine prochaine, je vous donne des pistes pour concrétiser les opportunités managériales de la crise, que vous aurez identifiées d’ici-là (n’est-ce pas ?), et opérer la transformation. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">En attendant, managez bien !<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/manon-watine-9b76891a4/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manon Watine </a>pour ODM<br/></p>
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		<title>4 conseils pour bien manager en temps de crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 07:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup de managers ont souffert ou souffrent encore de la crise que nous traversons. Il nous faut traiter nos propres peurs, mais aussi celles des équipes que nous manageons. Il nous faut entamer une transition, mettre en place des plans d’action, relancer notre management, rassurer, accompagner, alors que l’on est parfois soi-même pris par l’angoisse. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de managers ont souffert ou souffrent encore de la <strong>crise</strong> que nous traversons. Il nous faut traiter nos propres peurs, mais aussi celles des équipes que nous manageons. Il nous faut entamer une <strong>transition</strong>, mettre en place des <strong>plans d’action</strong>, relancer notre <strong>management</strong>, rassurer, <strong>accompagner</strong>, alors que l’on est parfois soi-même pris par l’angoisse. C’est aussi parce que beaucoup d’entre vous ont évoqué leurs difficultés sur le<a href="https://forum.outilsdumanager.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> forum Outils du Manager</a> que j’ai décidé de rédiger cet article guide, avec <strong>4 conseils pour bien manager en temps de crise</strong>.</p>


<h1 class="wp-block-heading">Changer sa définition de la crise</h1>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manager en temps de crise</strong>, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? En premier lieu, cela veut dire que vos collaborateurs, les membres de l’équipe que vous managez, vont se tourner vers vous. Ils vont attendre de vous que <strong>vous trouviez des solutions</strong>, que vous les rassuriez, que vous soyez le roc dans la tempête. Et pour être capable de cela, vous devez vous-même <strong>être au clair</strong> avec votre définition de la crise. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans le vocabulaire courant, et même ambiant en ce moment, une crise, c’est un drame. C’est un moment absolument négatif. On a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête. Je suis allé vérifier dans le Larousse, persuadé que j’allais lire quelque chose du style <strong>« changement d’ordre établi »</strong>, qui allait illustrer mon propos. Eh bien, pas du tout ! Les mots qui reviennent sont de l’ordre de la <strong>difficulté</strong>, du <strong>trouble</strong>, de la <strong>rupture</strong>, de la morbidité… On est bien d’accord, ces termes-là sont des composantes de la crise. Mais, il y a un mais. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans la crise, il y a certes la notion de <strong>danger</strong>. Mais il y a aussi et surtout celle d’<strong>alternative</strong> entre la mort et la guérison, et celle de décision. En entreprise, pour prétendre gérer une crise, il faut garder en tête qu’elle est un accélérateur. Les guerres, les catastrophes, les pandémies, ont toujours été destructrices de l’ordre établi, mais aussi génératrices de <strong>progrès</strong> et de <strong>transformation</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">C’est là que je veux en venir : quand une crise frappe, vous avez le choix. Vous pouvez en faire un évènement uniquement mortifère et le traverser passivement en serrant les dents, ou vous pouvez en faire une <strong>opportunité d’amélioration</strong>. </p>


<h1 class="wp-block-heading">4 conseils pour bien manager en temps de crise</h1>


<h2 class="wp-block-heading">1. Assumez votre fonction</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Une crise contient toujours des <strong>risques</strong> et des <strong>opportunités</strong>. Elle est forcément, à un moment, porteuse d’<strong>angoisse</strong>, de <strong>doute</strong>, voire de <strong>souffrance</strong> et de <strong>détresse</strong>. Il n’est pas question de nier cela. Par contre, il est primordial de chercher à faire quelque chose de tout cela. Il faut qu’à la fin, vous puissiez vous dire : « Ah, c’était compliqué, mais j’ai appris ceci, mis en place cela, <strong>amélioré</strong> tel processus et <strong>transformé</strong> ma relation avec untel ». Cette épreuve doit signifier quelque chose, indiquer une direction. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph"> Il y a trois façons de la traverser :</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Niveau 1 : si vous ne voyez que le risque, vous perdrez ;</li><li>Niveau 2 : si vous vous dites que c’est un passage, vous pourriez bien gagner ;</li><li>Niveau 3 : si vous pensez en sortir meilleur, vous gagnerez. </li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">Je vous dis que vous avez le choix, mais je considère qu’en tant que <strong>manager</strong> ou <strong>entrepreneur,</strong> en fait, vous ne l’avez pas vraiment. Votre fonction, c’est celle de la <strong>progression</strong>. Votre raison même d’exister, c’est de <strong>chercher dans toute crise une opportunité</strong>. La question, c’est plutôt : « Comment faire pour vous hisser au niveau 3 ? ».<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Je vous propose de vous poser et de réfléchir à ces 3 questions :</p>


<ol class="wp-block-list"><li>Qu’est-ce que cette crise révèle ? </li><li>Que m’apprend-elle à mon sujet ? </li><li>Que m’apprend-elle au sujet de mes collaborateurs ? </li><li>Que m’apprend-elle au sujet de mon entreprise ?</li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Vos réponses seront le point de départ, le constat qui jalonnera votre <strong>plan d’action</strong>. Elles vous permettront aussi d’être vous-même suffisamment au clair pour réussir à rassurer vos collaborateurs, pour les aider à se remettre en mouvement et à se questionner eux aussi. Vous pouvez d’ailleurs leur suggérer ce petit exercice, ou le faire avec eux pendant un 1 à 1 par exemple.</p>


<h2 class="wp-block-heading">2. Transformez la peur en action</h2>


<p class="wp-block-paragraph">En vous conseillant d’assumer votre <strong>fonction</strong>, je ne veux surtout pas ajouter une injonction à toutes celles qui reposent déjà sur vous. Il ne s’agit pas non plus de vous dire « arrêtez de vous plaindre et d’avoir peur, bougez-vous ! ». Il peut être très difficile de trouver du <strong>positif </strong>dans certains moments, et j’ai un autre conseil à vous donner à ce sujet. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai écouté une conférence de <strong>Charles Pépin</strong>, dans laquelle il est interrogé sur <strong>l’optimisme</strong>. Charles Pépin se méfie de l’optimisme à tout-va, qui véhicule l’idée qu’il y a du beau dans tout, que tout est toujours super tout le temps. Pour lui, cette idée comporte le danger de ne pas voir la réalité. Il lui préfère l’idée de <strong>la joie</strong> : observer le monde pour ce qu’il est, avec sa beauté et sa noirceur, et avancer avec joie dans ce monde.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Voilà comment je vois les choses dans le <strong>travail</strong> : <strong>la peur</strong> et <strong>l’inconfort </strong>sont ce qui nous permet de nous rendre compte de la réalité. Ils sont indispensables. Ils font partie de la vie, et ce sont même les <strong>moteurs du changement</strong> puisqu’ils nous poussent à nous <strong>adapter</strong>. <strong>La</strong> <strong>joie</strong>, c’est ce qui permet de <strong>changer une réalité </strong>déplaisante. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Alors voici ce que je vous conseille, si vous avez peur et que vous vous sentez paralysé par la situation : </p>


<ol class="wp-block-list"><li>Posez vos peurs sur le papier ;</li><li>Relatez les faits ;</li><li>Ensuite, <strong>mesurez le risque</strong> : cela permet de changer un sentiment diffus et constant en une réalité.</li><li>À partir de là, cherchez la réalité vers laquelle vous souhaitez aller.</li></ol>


<h2 class="wp-block-heading">3. Trouvez votre logique</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Pour<strong> traverser cette crise</strong>, vous allez devoir, ou avez dû, établir des plans d’action : un plan global, et puis des plans adaptés aux différents services, aux différentes équipes et aux différents collaborateurs de votre entreprise. Pour <strong>manager</strong> cela au mieux, je vous conseille de <strong>trouver votre propre logique</strong> dans ce qui semble être le chaos. L’avantage, c’est que cela structure votre pensée et vous met des <strong>objectifs</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Une crise est un <strong>passage</strong>. Considérer la crise comme un <strong>passage logique</strong>, d’une stabilité A à une stabilité B, comme je vous l’avais présenté dans mon article sur <a href="https://bit.ly/2V6iS36" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les bonnes pratiques du management à distance</a>, m’aide beaucoup personnellement.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La séquence logique est la suivante :</p>


<ol class="wp-block-list"><li>Stabilité A ;</li><li>Chaos ;</li><li><strong>Adaptation</strong> ;</li><li>Stabilité B. </li></ol>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh6.googleusercontent.com/QALyyK5oZ2u72Ef1qxSdoIhMNA24TW_i_G8WO0x7IfPonTBNSsFvRhrfRIv9ZqDgc0vdFeSad1DPRm3WxCzEa6Wy0_2eJc8R_YCirxPJt4aszdhIzDKhJ3brqLiRdBaIlEBYLDAR" alt="Après une période de stabilité, la crise entraîne une forme de chaos. Puis, petit à petit, l'organisation s'adapte et réduit le chaos pour aboutir à une autre forme de stabilité. "/></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Appropriez-vous cette séquence, adaptez-la selon votre propre logique et votre activité ! Cela <strong>donne une direction,</strong> un sens, et rappelle que le chaos est temporaire. En plus, cela vous <strong>donne un rôle</strong> : celui d’adapter votre <strong>management</strong> pour arriver le plus vite et le mieux possible de l’autre côté (vers la stabilité B). D’ailleurs, vous pouvez également <strong>intégrer vos collaborateurs</strong> dans cette logique. C’est une bonne manière de relancer votre management. Amenez-les à réfléchir à leur <strong>rôle actif </strong>dans cette <strong>transition</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et transformez le « Plus rien ne sera jamais comme avant&#8230; » en « Voilà ce qu’on va faire ! ».</p>


<h2 class="wp-block-heading">4. Cherchez vos opportunités</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Le chemin à faire pour <strong>bien manager en temps de crise</strong> est vraiment celui d’un <strong>changement de mindset</strong> indispensable. Sinon, on a vite fait de se laisser engloutir par le chaos. J’ai pensé ces 4 conseils et leurs exercice pratiques comme autant de jalons sur ce chemin. <br/></p>


<ol class="wp-block-list"><li>Peur, angoisse diffuse &#8211;> <strong>identification des problèmes et des risques</strong> ;</li><li>Problèmes, risques, « no future » &#8211;> période à passer ;</li><li>Période à passer &#8211;> <strong>opportunité d’amélioration</strong>.</li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Une fois que vous avez identifié vos peurs et <strong>ce que la crise révèle</strong>, que vous avez pris conscience que votre job est d&rsquo;arriver à cette <strong>nouvelle situation</strong>, il devient beaucoup plus facile de vous dire : « Comment cette situation B pourrait être encore meilleure que la situation A que nous connaissions avant ? ». C’est là que vous pouvez aller un cran plus loin, et <strong>ajouter de la joie</strong> à votre processus <strong>en transformant cette crise en opportunité.</strong><br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">ET VOILÀ LA NOUVELLE VISION DE LA CRISE : <br/></p>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh3.googleusercontent.com/nVI160lSabhmhfiHojD-mCGXm4NGVO0gHPkpPb9esphyTCdY59oNtcutOfH6IwqmeeIEFn6TeriNIqza-bjI_iRYHUCv7_SMWdHk1HAGF2b8vojh6Cx9suszH9WDc03ltYjPHc_d" alt="Durant une crise, toute organisation peut progresser puisqu'elle apprend. Le chaos fait ponctuellement baisser la performance, mais elle remonte ensuite très vite pour arriver à une nouvelle stabilité. "/></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Cette étape-là, nous l’aborderons la semaine prochaine avec un petit <strong>guide pour la recherche d’opportunités</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">D’ici-là, managez bien, et si vous souhaitez recevoir plus de conseils de ce type, n’oubliez pas de vous abonner à <a href="http://bit.ly/C%C3%A9dricW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ma liste de mails privée</a> !</p>


<p class="wp-block-paragraph" style="text-align:right"><a href="http://bit.ly/3baFVjo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manon Watine </a>pour ODM</p>
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		<title>Améliorer la performance de son équipe &#124; La stratégie de l&#039;haltère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2020 08:14:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Améliorer la performance de son équipe, c’est un peu le but ultime de tout manager. Pourtant, ça n’est pas si simple. On ne peut pas manager uniquement au feeling ou à base de pep talks douteux. Pour clore notre série autour du management antifragile, je voulais absolument vous parler de la stratégie de l’haltère, qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Améliorer la performance de son équipe</strong>, c’est un peu le but ultime de tout <strong>manager</strong>. Pourtant, ça n’est pas si simple. On ne peut pas manager uniquement au feeling ou à base de <em>pep talks</em> douteux. Pour clore notre série autour du <strong>management antifragile</strong>, je voulais absolument vous parler de la <strong>stratégie de l’haltère</strong>, qui provient du monde de la finance, et que Taleb développe dans son concept d’<strong>antifragilité</strong>. On peut l’adapter au management, et je dirais même qu’on DOIT l’adapter au management, si on veut <strong>améliorer la performance de son équipe</strong>. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la stratégie de l’haltère ?</h1>


<p class="wp-block-paragraph">La <strong>stratégie de l’haltère</strong>, initialement pratiquée dans le monde de la finance, consiste à <strong>jouer sur les extrêmes</strong> plutôt que sur la moyenne. Elle est aussi appelée la stratégie du « meilleur des deux mondes ». En résumé, cela consiste, pour un investisseur, à prendre deux positions extrêmes plutôt qu’une seule position moyenne. Bref, à <strong>prendre des risques</strong> plutôt qu’à les limiter. L’idée, c’est que si l’une des deux positions perd beaucoup, l’autre, elle, pourra <strong>performer à son maximum</strong>.<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Nassim Nicholas Taleb, dans son livre Antifragile : les bienfaits du désordre, sur lequel nous avons publié une série de 5 articles (dont celui-ci est le dernier), qualifie cette <strong>stratégie d’antifragile</strong>. Voyons comment la décliner en entreprise, et surtout en management. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Comment mettre en place la stratégie de l’haltère en entreprise ?</h1>


<p class="wp-block-paragraph">L’équivalent <strong>en entreprise</strong> serait par exemple d’avoir dans un seul groupe, deux businesses. L’un serait très stable, mais moyennement rémunérateur, l’autre serait plus risqué, mais plus rémunérateur. L’objectif : <strong>répartir le risque</strong>. Le business de gauche assure le quotidien et le récurrent. Celui de droite permet des gains bien plus importants, mais plus rares. </p>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh6.googleusercontent.com/oecv3Tv_WQPxT207PGvxZfNDRLrSeonLk43UPID8WiRD2TigByQZDyuVnb6ffZKzRxOeQrM5ATl7jhpM1dgFV9jxGvmshe3EIZMfTGlt9rPh2eB_VgwjuCF5aOcPmKr7BaG5mcwF" alt="La stratégie de l'haltère s'adapte en entreprise pour éviter le « centre mou », en ayant une partie du business stable et équilibrée, et l'autre risquée mais avec une forte espérance de gain."/><figcaption>Stratégie de l&rsquo;haltère en entreprise</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>stratégies</strong> appliquées à chacune de ces entreprises seront diamétralement opposées, avec des processus clairement définis pour chacune. Le management sera ainsi bien <strong>plus efficace</strong> que si vous étiez sur une stratégie fade, en mode « centre mou ».<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">En <strong>management</strong>, justement, comment transposer ce modèle ? Il s’agirait pour vous, manager, de privilégier un management orienté performance. Plutôt que de demander à tous vos collaborateurs des performances moyennes, mais peu risquées, vous pourriez mener deux stratégies en parallèle.</p>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh3.googleusercontent.com/ukJIMqMrxXk96EdmYV-QKFDKa7k1Y30TmDnKxbc5kG29KDk-bqYKu6oEH-2PBKx1sfcYcB4JH9O6qXA7Xs_9Q53enp2OVL2Dut6snj4XUuD1WnidDZNM6su8mQIbSGL2RQRYbP04" alt="La stratégie de l'haltère s'applique au management grâce à un Pôle 1 constitué de process répétitifs, et un Pôle 2 dans lequel les collaborateurs prennent des risques."/><figcaption>Stratégie de l&rsquo;haltère en management</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Dans la partie de gauche, que l’on appellera le « <strong>Pôle 1</strong> », il s’agira de se concentrer sur tout ce qui est <strong>récurrent et répétitif</strong>, avec pour objectif d’atteindre la perfection (en logistique, en comptabilité, en fidélisation de clientèle, etc.). Cette partie comprend tout ce qui doit être fait régulièrement et de la même manière, pour devenir confortablement invisible pour le client. Dans ce Pôle 1, vous trouverez plutôt des <a href="https://bit.ly/3bsoU49" target="_blank" rel="noopener noreferrer">profils DISC</a> de type S et C.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans le <strong>Pôle 2</strong>, à droite, on trouvera tout ce qui est <strong>développement</strong> : prospection, nouveaux produits, nouveaux marchés, innovations, etc. <a href="http://bit.ly/39si7qp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Votre collaborateur, ce héros,</a> y gère l’inconnu, le nouveau, le choc et <strong>la crise</strong>, et il prend des risques régulièrement. Cette partie couvera les embryons de votre future croissance. Vous mettrez plutôt des profils D et I dans ce pôle. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Vous vous demandez peut-être en quoi cette organisation permettrait d’<strong>améliorer la performance de votre équipe</strong>… Tout simplement parce qu’elle est <strong>antifragile</strong> ! D’une part, elle a une capacité d’absorption des chocs, dans le Pôle 1 : inébranlable, fiable, qui roule quoi qu’il arrive. D’autre part, parce qu’elle a une capacité d’adaptation, de réactivité et de créativité dans le Pôle 2. En clair, avec <strong>la stratégie de l’haltère</strong>, vous mettez toutes les chances de votre côté, en ayant le meilleur des deux mondes : <strong>la régularité</strong> et <strong>le développement</strong>. </p>


<h1 class="wp-block-heading">Améliorer la performance de son équipe en 5 étapes</h1>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 1 : constituer les deux pôles</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Vous allez donc décomposer votre activité en <strong>deux pôles</strong> : </p>


<ul class="wp-block-list"><li>Le pôle 1, dans lequel vous ne prendrez pas de risque, puisqu’il contient toute la partie essentielle à la survie de votre entreprise.</li><li>Le pôle 2, dans lequel vous prendrez des risques, dont les <strong>gains potentiels</strong> seront élevés, mais dont l’échec ne mettrait pas l’entreprise en péril. </li></ul>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 2 : pratiquer la « via negativa » (Pôle 1)</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Quèsaco ? La base pour devenir <strong>antifragile</strong>, avant de <strong>développer la performance</strong> et la <strong>prise de risque</strong>, c’est d’abord de réduire les obstacles. Pourquoi ? Parce qu’avant d’augmenter la complexité et le risque en Pôle 2, vous devez vous débarrasser de ce qui vous fragilise en Pôle 1. Par exemple :</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Plutôt que d’engager un manager pour redynamiser l’équipe, séparez-vous du collaborateur qui enquiquine l’équipe depuis toujours ;</li><li>N’investissez pas dans ce logiciel complexe qui réduit le risque d’erreur de 0,0001 %, parce que celui-ci va alourdir votre process. Acceptez ce taux d’erreur ;</li><li>Plutôt que de rédiger une procédure énorme pour prévoir tous les cas d’erreur, donnez un budget de 1 000 euros à votre service client ;</li><li>Plutôt que de vous plier en quatre pour ce client qui ne sera jamais content et ne paie jamais ses factures, virez-le ;</li><li>Plutôt que d’argumenter des heures et des heures avec ce client insatisfait, remboursez-le et passez à autre chose ;</li><li>Etc.</li></ul>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 3 : traquer la sur-optimisation (Pôle 1)</h2>


<p class="wp-block-paragraph">L’<strong>optimisation</strong> à outrance rend les systèmes fragiles. Les services associés au Pôle 1 (comptabilité, gestion, logistique…) sont par définition ceux qui se répètent. Il est donc légitime de vouloir les optimiser au maximum pour les rendre <strong>très efficaces</strong> en réduisant les efforts. Mais attention à ne pas tomber dans le too much ! Les rigidités font que la moindre erreur est répercutée sur tous les éléments, ce qui déclenche des réactions en chaîne parfois inarrêtables. Par exemple, quand la <strong>crise du coronavirus</strong> a frappé, les entreprises qui avaient trop de stock ont été moins prises au dépourvu que celles qui travaillaient en flux tendu absolu. Pôle 1 ne rime pas avec zéro réactivité. <br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 4 : développer les cellules (Pôle 1)</h2>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai déjà abordé ce sujet dans le <a href="https://bit.ly/3awrDJk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">deuxième article</a> de notre série antifragile. Dans un système classique, en silos, les équipes sont constituées de la façon suivante : plusieurs personnes similaires dans leurs compétences et dans leurs façons d’agir (équipe logistique, équipe comptable, etc.). <strong>Le système en cellules</strong> cumule plusieurs personnes polyvalentes sur un même projet. Par exemple, l’équipe web comprendrait des développeurs, des webdesigners, des rédacteurs, des community managers, etc. (plutôt qu’un silo de rédacteurs, un silo de développeurs, et ainsi de suite). C’est peut-être plus coûteux, mais c’est moins risqué, et c’est exactement ce que l’on veut dans le Pôle 1, pour que le Pôle 2 puisse réellement prendre des risques.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Étape 5 : prendre des risques mesurés à haute fréquence (Pôle 2)</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Le Pôle 2 doit concentrer votre énergie et vos investissements au quotidien, puisque c’est le pôle <strong>avant-gardiste</strong>, celui qui pave la voie à votre croissance. Dans celui-ci, je vous conseille d’encourager<strong> l’initiative, l’innovation et donc </strong><a href="https://bit.ly/3c2bey1" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>l’erreur.</strong></a> Dans ce pôle, vous devez mener des tests en permanence. Pour cela, <strong>encouragez vos collaborateurs</strong> à se comporter en héros, à être à l’affût de la moindre opportunité, à <strong>avoir confiance</strong> en leurs idées, à lancer des<strong> projets ambitieux</strong> ou un peu fous… Engager 10 projets en sachant que 8 échoueront probablement (du moment qu’ils ne mettent pas toute la structure en péril), c’est parier sur 2 <strong>axes de performance</strong> hyper enrichissants, et sur 8 opportunités d’apprendre pour réussir la fois suivante. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et voilà, nous arrivons à la fin de cet article, et de notre série antifragile. Pas de test cette fois-ci, le sujet est spécifique et personnalisable à l’infini. J’espère que tout cela vous enthousiasme autant que moi ! La lecture du livre de Taleb a tenu lieu de véritable révélation pour moi. J’en ai tiré bon nombre d’enseignements, et il m’était impossible de ne pas vous les transmettre ensuite. Tendre vers un <strong>système antifragile</strong>, c’est effectivement <strong>améliorer la performance de son équipe</strong>, et pariant sur une bonne <strong>organisation</strong>, une bonne <strong>gestion des risques et des erreurs</strong>, et surtout, un <strong>management qualitatif</strong>. Rejoignez-nous sur <a href="https://forum.outilsdumanager.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le forum ODM</a>, nous sommes nombreux à échanger avec passion sur le management, l’organisation et le relationnel en entreprise… On vous attend !<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">À bientôt !<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://bit.ly/3baFVjo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manon Watine</a> pour ODM<br/></p>
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		<title>Faire un bon feedback : les étapes &#124; Test antifragile n° 3</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cedricwatine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 07:50:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce troisième test de notre série Antifragile, nous allons nous pencher sur la question du feedback. Le feedback est un outil très connu en management, mais il est rarement bien utilisé : au mauvais moment, sans méthode, violemment… Les retours que vous faites à vos collaborateurs sont des repères, des guides, pas des punitions [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour ce troisième test de notre <a href="https://bit.ly/3cmaCTD" target="_blank" rel="noopener noreferrer">série Antifragile</a>, nous allons nous pencher sur la question du <strong>feedback</strong>. Le feedback est un outil très connu en <strong>management</strong>, mais il est rarement bien utilisé : au mauvais moment, sans méthode, violemment… Les <strong>retours</strong> que vous faites à vos collaborateurs sont des <strong>repères</strong>, des <strong>guides</strong>, pas des punitions ! C’est pour cela qu’il est très intéressant de lier le feedback au concept <strong>antifragile</strong> : pour comprendre que le but est de provoquer de petits <strong>chocs</strong> avec <strong>fréquence, </strong>afin d’entraîner un <strong>processus d’adaptation. </strong>Dans cet article, je vous livre les choses à faire et à ne pas faire pour un bon <strong>feedback</strong>, ainsi qu’un test pour vous situer dans votre propre <strong>accompagnement de la progression</strong>.</p>


<h2 class="wp-block-heading">À quoi sert le feedback ? </h2>


<p class="wp-block-paragraph">Dans son livre Antifragile : les bienfaits du désordre, Taleb indique régulièrement que ce qui génère les meilleures <strong>adaptations</strong>, ce sont les chocs de faible intensité, mais <strong>fréquents</strong>. Pourquoi ? Parce que ces chocs-là génèrent une mini-crise à chaque fois qu’ils adviennent, et que c’est de cette façon qu’un organisme (ou un système, une entreprise, etc.) <strong>apprend, réagit et s’adapte</strong>. Après la crise, le propre d’une organisation antifragile, c’est qu’elle en ressort plus forte. Et la répétition, la <strong>fréquence</strong> de ces mini-crises augmente la <strong>réactivité</strong>. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Eh bien, c’est pareil pour vos <strong>collaborateurs</strong>. Vous le savez sûrement déjà si vous avez lu mes <a href="http://bit.ly/2OQKA1l" target="_blank" rel="noopener noreferrer">6 principes de management</a> (et les 6 articles qui les détaillent), la fréquence est un principe majeur du <strong>management</strong> à la sauce ODM. En gros, cela signifie que pour <strong>manager</strong> efficacement vos collaborateurs, vous devez user de certains outils avec fréquence. Si vous faites des feedbacks réguliers, vos collaborateurs s’adapteront et évolueront bien plus facilement pour devenir antifragiles. Cela rejoint également mon schéma de la progression, la désormais célèbre chez Outils du Manager, j&rsquo;ai nommé : « <a href="http://bit.ly/2QOG9UW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La courbe en queue de cochon</a> » .</p>


<p class="wp-block-paragraph">La différence entre ça : </p>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh6.googleusercontent.com/wY26ppgV0_pimafy5lfqB7EwxaJnU_qBVf_RxyFH1gPMHdS_r0KY03FYzEGQOZkBfGcKRG4ukN70GgOy-TGM1d89HcOmvzMACti0QJGuTD3i8Mh5rOV6_J3LkgdqdmUbsfBgI2FN" alt="Une réaction trop tardive à un évènement entraîne une courbe en tire-bouchon descendante"/></figure>


<p class="wp-block-paragraph">et ça :</p>


<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh6.googleusercontent.com/09ZxSgGk85ueIJwesdvF631ENLT_WGFehFn67MNrPb7gQRMDIF5dlgFXElYt4fA_lccZU4a8e5dUsMx1nUMD-WhJvzI7oSOs2BzQXFSD83c8wKn6bCmeW5BU95IpY91b7ohmIQbF" alt="Une réaction au bon moment entraîne la remontée de la queue en tire-bouchon"/></figure>


<p class="wp-block-paragraph">C’est la vitesse à laquelle votre collaborateur <strong>réagit</strong>. Évidemment, il faut qu’il réagisse ! Ce qui renforce le système, ou votre collaborateur dans notre cas, ce n’est pas le <strong>choc</strong> en lui-même. On n’est pas dans le bête et méchant « ce qui ne te tue pas te rend plus fort », où il s’agit juste d’encaisser les coups. Non, ce qui renforce, c’est le <strong>processus d’adaptation</strong> qui découle de la crise ou du choc. Sans ce processus, le choc ne fait que dégrader le système. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Et votre job à vous, manager, c’est de faire en sorte que ce processus ait lieu. Pour cela, vous devrez souvent le provoquer. Et pour y arriver, pas de secret : vous devez avoir une vision fine de votre collaborateur. </p>


<h2 class="wp-block-heading">Le préalable au feedback : les 1 à 1</h2>


<p class="wp-block-paragraph">L’outil qui vous permet d’ajuster régulièrement votre <strong>vision</strong> pour être au plus près de la réalité, et dans le même timing que vos collaborateurs, c’est le <a href="https://cedric.systeme.io/DESC1A1E" target="_blank" rel="noopener noreferrer">1 à 1</a>. Le <strong>1 à 1</strong> est LE premier outil à mettre en place quand on commence à manager une équipe, ou qu’on souhaite restructurer son management. Il s’agit de rendez-vous individuels et hebdomadaires avec chacun de vos collaborateurs, centrés sur VOTRE écoute de ce qu’ILS ont à dire. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Lors de vos 1 à 1, soyez attentif aux variations d’humeur de vos collaborateurs, aux récits qu’ils vous font de leurs journées et de leurs expériences. Prêtez attention à la réalité qu’ils vous exposent, mais aussi à la manière dont ils la vivent. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si vous avez en tête la courbe en queue de cochon, vous allez naturellement développer une aptitude particulière : celle de situer votre collaborateur sur cette courbe, et surtout de comprendre quand vous devez intervenir. Nous y voilà. Pour accompagner vos collaborateurs vers plus d’antifragilité, il va falloir régulièrement déclencher leur processus d’adaptation, aussi vite et efficacement que possible. Et l’outil pour ça, c’est le feedback. </p>


<h2 class="wp-block-heading">Faire un bon feedback : les étapes</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Notre modèle comprend 4 étapes : </p>


<ol class="wp-block-list"><li>Attirer l’attention ;</li><li>Décrire le comportement ;</li><li>Décrire l’impact du comportement ;</li><li>Demander un renforcement ou un ajustement. </li></ol>


<p class="wp-block-paragraph">Par exemple : « Excuse-moi, Balthazar (1), quand tu hurles au téléphone (2), on ne s’entend plus dans l’open space (3). Tu pourrais changer ça ? (4) » ; ou « Antoinette (1), tu sais, quand tu as encensé tes collègues devant les clients l’autre jour ? (2) Ils ont adoré ça et m’en ont parlé ! (3) N’hésite pas à le refaire (4) ». <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">La différence entre renforcement et ajustement est simple. Renforcer, c’est augmenter (en quantité ou en qualité) un comportement. Ajuster, c’est modifier ou stopper un comportement. Quelqu’un qui est sur la partie progression de sa courbe aura besoin de renforcement. Quelqu’un qui est sur la pente descendante de sa courbe aura besoin d’ajustement. <br/></p>


<p class="wp-block-paragraph">Attention, pour que Taleb et moi puissions apposer le « label antifragile » sur votre feedback, vous devez être vigilant quant à son contenu. C’est là que c’est subtil ! </p>


<h3 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut faire</h3>


<ul class="wp-block-list"><li>Décrivez-lui simplement l’impact de ses actes pour l’informer et lui donner les capacités de corriger ;</li><li>Donnez l’information plutôt que des instructions ; </li><li>Parlez-lui du pourquoi plutôt que du comment. </li></ul>


<h3 class="wp-block-heading">Ce qu’il ne faut pas faire</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Le feedback n’est pas du patronage.<br/></p>


<ul class="wp-block-list"><li>Ne dites pas à votre collaborateur ce qu’il doit faire (vous le priveriez de son processus d’adaptation personnel) ;</li><li>Ne le punissez pas ;</li><li>Ne l’humiliez pas devant les autres.</li></ul>


<h3 class="wp-block-heading">Quand faire un feedback ?</h3>


<figure class="wp-block-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="601" height="246" src="http://cedricwatine.wpengine.com/wp-content/uploads/2020/05/quand-faire-un-feedback.png" alt="Faites des feedbacks positifs à chaque prise d'initiative et à chaque correction d'erreur ou évolution. Faites des feedbacks négatifs en cas d'absence d'initiative ou de mauvaise correction d'erreur.﻿" class="wp-image-3849" srcset="https://outilsdumanager.com/wp-content/uploads/2020/05/quand-faire-un-feedback.png 601w, https://outilsdumanager.com/wp-content/uploads/2020/05/quand-faire-un-feedback-300x123.png 300w" sizes="(max-width: 601px) 100vw, 601px" /></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Le feedback antifragile est donc subtil… Il ne vise pas à corriger les écarts par rapport à une norme, il vise à renforcer les comportements qui nous font progresser vers notre antifragilité !<br/></p>


<h2 class="wp-block-heading">Test antifragile n° 3</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Maintenant que vous avez toutes les clés en main pour réaliser de bons feedbacks antifragiles, efficaces et tournés vers la progression, je vous propose de passer ce petit test. Comme les deux précédents, je vous encourage vivement à y répondre très honnêtement, et par écrit. Pourquoi ? Parce que (vous) mentir ne servirait à rien : souvenez-vous, pour devenir antifragile, on veut des chocs ! <br/></p>


<ul class="wp-block-list"><li>Faites-vous des 1 à 1 ? </li><li>Avez-vous en tête la désormais très célèbre « Courbe en queue de cochon » ? </li><li>Êtes-vous capable de placer vos collaborateurs sur celle-ci ?</li><li>Faites-vous des feedbacks en 4 étapes à la mode ODM ?</li><li>Ces feedbacks méritent-ils le « label antifragile » ?<ul><li>Parlent-ils du pourquoi et pas du comment ?</li><li>Encouragent-ils les initiatives personnelles ?</li><li>Découragent-ils l’attentisme ?</li><li>Renforcent-ils la correction autonome des erreurs et la capitalisation sur celles-ci ?</li></ul></li></ul>


<p class="wp-block-paragraph">J’espère que ces quelques questions vous permettront de vous situer quant à votre pratique du feedback. Si vous avez répondu négativement à certaines d’entre elles, pas de panique ! Cela signifie que vous avez devant vous un processus d’adaptation passionnant ! C’est votre propre crise à vous. Vous voilà paré pour vous embarquer sur la route d’un management antifragile. La semaine prochaine, on continue sur cette lancée, et on parle « haltères »&#8230;<br/></p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://bit.ly/3baFVjo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Manon Watine</a> pour ODM<br/></p>
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